Précisions sur l'utilisation
Cette planche fait partie d'une série de 12 lithographies éditées entre 1824 et 1830 et représentant des portraits des généraux vendéens : Louis de Larochejaquelein (1777-1815), Henri de Larochejaquelein (1772-1794), Louis de Lescure (1766-1793), Jacques Cathelineau (1775-1793), Bonchamps (1760-1793), Charette (1763-1796), Stofflet (1751-1796), le prince de Talmont (1765-1794), d’Elbée (1752-1794), Suzannet (1772-1815), Georges Cadoudal (1771-1804), et Frotté (1755-1800). Ces estampes furent commandées par le chevalier Armand Louis Charles Rose de Lostanges (1759-1836) au profit des Vendéens héros et victimes des guerres de Vendée. Les douze planches ont été exécutées par Zéphirin Belliard d’après différents artistes : Paulin Guérin, Girodet-Trioson et Robert Lefebvre. L'estampe permet une plus grande diffusion. Les peintures d'origine avaient été commandées par Louis XVIII pour le Palis de Saint-Cloud, sous la Restauration, pour exalter la mémoire de ces jeunes héros vendéens. Après la révolution de 1830, ces peintures partiront dans les réserves du Louvre : pour la plupart, elles sont visibles aujourd'hui au musée de Cholet. Louis-Marie de Salgues, marquis de Lescure (1766-1793) Né à Paris en 1766, sorti de l’Ecole militaire, il émigre en 1791 après l’échec de la fuite de Varennes. Il ne tarde pas à rentrer en France et se retire dans ses terres en Poitou avec sa famille : il y est arrêté par les républicains et emprisonné à Bressuire. Cousin d’Henri de la Rochejaquelein et délivré par les Vendéens qui se sont emparés de Bressuire, il devint un de leurs chefs. Téméraire et intrépide, Il participe aux combats de Thouars, de Fontenay, de Saumur, mais échoue devant Nantes. Vainqueur de Tiffauges, il est chassé de Saumur par les armées républicaines. Gravement blessé à la bataille de La Tremblaie, il est transporté à Saint-Florent-Le-Vieil, où il passe la Loire avec la grande armée, le 3 octobre 1793. Il contribue à faire nommer la Rochejaquelein comme chef de l’armée vendéenne. Après une longue agonie, il meurt à Fougères, le 3 novembre 1793. Son épouse se remariera avec Louis de la Rochejaquelein.