Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineD'Elbée
D'Elbée


Référence de la notice
07450091622
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
22 septembre 2026
Date de mise à jour
24 septembre 2026
Rédacteur de la notice
Campanini Viviane ; Lemoine Nicole
Crédits photographiques
© musée Dobrée
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
937.5.6
Domaine
Titre
D'Elbée
Précisions sur l'auteur
Guérin Paulin : Toulon, 1783 ; Paris, 1855
Belliard Zéphirin : Marseille, 1798 ; Paris, 1861
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1826
Genèse
objet en rapport
Historique
voir aussi : estampe (56.3142 (voir 937.5.6)) erreur inventaire : doublon
Précisions sur l'utilisation
Cette planche fait partie d'une série de 12 lithographies éditées entre 1824 et 1830 et représentant des portraits des généraux vendéens : Louis de Larochejaquelein (1777-1815), Henri de Larochejaquelein (1772-1794), Louis de Lescure (1766-1793), Jacques Cathelineau (1775-1793), Bonchamps (1760-1793), Charette (1763-1796), Stofflet (1751-1796), le prince de Talmont (1765-1794), d’Elbée (1752-1794), Suzannet (1772-1815), Georges Cadoudal (1771-1804), et Frotté (1755-1800). Ces estampes furent commandées par le chevalier Armand Louis Charles Rose de Lostanges (1759-1836) au profit des Vendéens héros et victimes des guerres de Vendée. Les douze planches ont été exécutées par Zéphirin Belliard d’après différents artistes : Paulin Guérin, Girodet-Trioson et Robert Lefebvre. L'estampe permet une plus grande diffusion. Les peintures d'origine avaient été commandées par Louis XVIII, sous la Restauration, pour exalter la mémoire de ces jeunes héros vendéens. Après la révolution de 1830, ces peintures partiront dans les réserves du Louvre : pour la plupart, elles sont visibles aujourd'hui au musée de Cholet. Maurice d’Elbée (1752-1794) Né dans une famille aristocratique établie à Dresde, à la mort de son père (officier supérieur de la Saxe), Maurice d’Elbée est placé en France dans un régiment de cavalerie. Il se retire bientôt en Anjou, sachant qu’il ne pouvait dépasser le grade de lieutenant et épouse Mlle d’Hauterive. Séduit par les réformes de la Révolution, il est procureur syndic de la commune de Saint-Martin-de-Beaupréau et d’ailleurs, Il acquiert pour la commune des biens d’Eglise. Esprit modéré, il ne peut supporter les premières atrocités des révolutionnaires. Le sort que subit la famille royale, le décide à s’attacher à la cause de la Monarchie et à intégrer le camp des insurgés vendéens. Comme Bonchamps, il se caractérise par son humanité : à Chemillé, en avril 1793, il empêche les vendéens victorieux d’exécuter les prisonniers républicains. Il participe à plusieurs batailles dont il sort vainqueur. En juillet 1793, il succède à Cathelineau et devient généralissime de l’armée catholique et royale. En fait, il a peu confiance dans la victoire finale. Blessé à la bataille de Cholet, il se réfugie à Noirmoutier où il conseille les défenseurs de l’Ile. Malgré la capitulation de Noirmoutier accepté par le général Haxo,blessé, il est fusillé dans un fauteuil, le 4 janvier 1794. La façon dont s'est déroulée son exécution a marqué la mémoire.
Localisation
Nantes ; musée Dobrée