Description
Figurine en bois clair stuqué et peint. Aucune analyse micrographique du bois n'a été réalisée permettant de l'identifier. Le bois de la statuette est assez clair faisant penser à un figuier sycomore alors que celui du socle moderne est plus dense et lourd. (Laure de Guiran, restauration décembre 2017) ; « Maître des cimetières et patron des embaumeurs, le dieu Anubis préside à la momification et mène les morts dans l'au-delà. Son apparence canine est sans doute liée au comportement de chiens sauvages errant dans les nécropoles à la recherche de charognes. » (F. Rubiella, 2020) ; Cette statuette figure Anubis allongé les pattes antérieures allongées. Sa queue est pendante le long du socle. La statuette est fixée sur un socle moderne en bois représentant une maquette de chapelle funéraire. La statuette est taillée dans une pièce de bois principale avec la queue taillée à part et s'emboitant à l'arrière de la statuette dans une gorge taillée à cet effet à la façon d'un assemblage en queue d'aronde. La queue pend ainsi le long du socle. Ce socle moderne semble être un élément récupéré et retaillé pour sa fonction avec des moulures taillées à part et fixées avec des pointes. Des tenons sont visibles à chaque extrémité de ce socle. La statuette d'Anubis vient se ficher dans une cheville placée sur le socle et le percement correspondant sous la statuette. Ce percement fait 7 cm de diamètre alors que deux percements plus petits sont aussi visibles. La surface picturale originale, actuellement visible, est appliquée sur une couche de préparation blanche. La statuette présente une monochromie intégralement noire, sauf la sclérotique des yeux peint en blanc (Laure de Guiran, restauration septembre 2017) ; "Couché, les oreilles dressées, dans une attitude d'éveil, c'est le grand chien noir Anubis qui hantait les nécropoles, présidait à la momification, aux bandelettes et à la conservation des entrailles du défunt. La longue queue est fixée au corps par un tenon. Le corps lui-même est fait d'un seul morceau, entièrement peint en noir, mis à part les yeux qui sont en blanc. Le socle sur lequel il est actuellement placé, évoquant un mastaba, est de facture récente. Des trous de cheville sous le ventre et entre les pattes arrières indiquent que l'animal devait être fixé sur un sarcophage ou sur un coffret contenant ouchebtis ou vases canopes. Il en fut trouvé de semblables dans les beaux mobiliers funéraires de la XXIe dynastie." (Affholder-Gérard et Cornic, 1990)