Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinepot à kohol
pot à kohol


Référence de la notice
08770048913
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
27 février 2019
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
AULAGNER Christelle
Crédits photographiques
© Jacques Penon, coll. Musée International de la Parfumerie, Grasse - France
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2016.9.269 ; 269 (Autre numéro)
Domaine
Dénomination
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Lieu de création / utilisation
Asie ; Asie de l'ouest ; Turquie (lieu de création) ; Asie ; Asie de l'ouest (lieu d'utilisation)
Période d'utilisation
1ère moitié 20e siècle
Utilisation / destination
Précisions sur l'utilisation
Le pot à khôl (ou étui à khôl) est un objet dont les femmes (et dans certains pays les hommes) se servent pour conserver et appliquer un fard pour les yeux. Le produit porte des noms différents selon les pays ; c'est le nom de khôl (ou kohol) qui est le plus souvent utilisé en France. Le mot arabe "Al-kohl" désigne, à l'origine, la poudre d'antimoine qui sert à se farder. Lorsque les médecins soumettaient cet antimoine à de fortes chaleurs, il produisait un gaz qui fut appelé "alcohol", un terme qui devint synonyme d'esprit, au sens d'esprit du vin, ou de spiritueux. Vers le XVIe siècle, ce mot finit par désigner l'ensemble des boissons produites par distillation, puis l'ensemble des boissons alcoolisées. C'est avec ce sens que le mot est revenu vers le monde arabe, sans doute au XIXe siècle, sous la forme d'"al-couhoul", qui appartient surtout au vocabulaire administratif. Le khôl regroupe un nombre considérable de formules (sulfure d'antimoine, de plomb argentifère ou galène, fusain, safran, noir de fumée et charbon) et avait des visées cosmétiques et thérapeutiques. Cependant, le composant le plus fréquent des khôls traditionnels reste le sulfure de plomb, devant celui d'antimoine ; ils sont aussi noirs l'un que l'autre mais l'antimoine séduisait par son éclat, un noir plus brillant que le plomb. Ce dernier était plus facile à se procurer et a probablement été moins cher que le sulfure d'antimoine. Cette poudre minérale est parfois mélangée à une graisse animale ou végétale afin d'en faciliter l'application et l'adhérence.
Outre sa fonction utilitaire, cet objet revêt une dimension de souvenir touristique. En effet, le tourisme religieux constitue un enjeu économique mais aussi culturel essentiel pour la Turquie qui s’appuie sur la richesse d’un héritage historique unique au confluent des trois religions monothéistes. L’islam, le christianisme et le judaïsme y sont représentées à travers la diversité des lieux de cultes qui jalonnent sa géographie, notamment à Istanbul, seule ville construite à la charnière de deux continents.
Localisation
Grasse ; musée international de la parfumerie