Précisions sur les inscriptions
Signature à gauche vers le milieu : Utamaro Hitsu Sous la signature
Marque de l'éditeur
Description
Estampe
Format Oban nishiki-e entièrement doublé
Impression : noir, noir gris, bleu mauve, bleu pâle, vert bleu, rose saumon.
Jean Ducros écrit "L'examen que nous avons fait de cette planche de Menton au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale nous fait douter fortement qu'elle soit contemporaine des "Kintaro" d'Utamaro qui sont dans le fonds. En outre, l'exemplaire de la même scène qui se trouvait dans la collection de Poortere, que nous avons pu voir avant la vente du 28 mars 1973 à l'hôtel Drouot nous a paru posséder des qualités dans la teinte des encres et la nature de l'impression dont l'exemplaire de Menton n'est pas pourvu Nous pensons donc que cette estampe est le résultat d'un retirage Elle n'en est pas moins un bel exemple de l'art d'Utamaro. "
Précisions sur le sujet représenté
Yamauba est un personnage mythologique vivant dans la montagne. Elle est très populaire au Japon Dans plusieurs estampes, notamment des années 1800-1803, Utamaro la montre s’occupant avec amour de Kintarô, dont elle était la nourrice Kintarō que l'on traduit par « garçon doré », est un héros du folklore japonais. Enfant à force surhumaine, il est élevé par Yama-Uba, une ogresse ou sorcière, sur le mont Ashigara. Il devient ami des animaux de la montagne, et plus tard, après avoir capturé la terreur de la région, Shuten Dōji, il devient disciple de Minamoto no Yorimitsu sous le nom de Sakata no Kintoki. Il est un personnage populaire du nô et du kabuki. On expose des poupées Kintarō le jour de la fête des garçons, Tango no Sekku, dans l'espoir de voir les garçons devenir aussi courageux et forts que Kintarō.
Edmond de Goncourt fut admiratif de cette série et de "ce marmot herculéen à la peau couleur d'acajou, élevé par une femme à la tignasse noire sauvagement echevelée" (Outamaro, 1891, p.46)