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POP | Plateforme ouverte du patrimoineSe manquer
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Référence de la notice
09560000200
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
22 février 2022
Date de mise à jour
13 mars 2026
Rédacteur de la notice
Rivière Odile
Crédits photographiques
© musée-bibliothèque Pétrarque
Artiste sous droits
VRAI
Droits de reproduction et de représentation
<TDM-RESERVATION : 1>
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
MP2020.3
Domaine
Dénomination
Titre
Se manquer
Précisions sur l'auteur
Ferrer Christine : 1959 ; Christine Ferrer a d’abord travaillé dans la mode comme modèle, la presse et pour la télévision. Sa relation au corps, déterminante dans son œuvre, passe par une longue pratique de la danse, mais aussi par la proximité d’une mère souffrante, privée de mouvement. La création plastique est venue à elle au fil des jours et des années, par l’échange de courriers, de messages personnels, avec pour point de départ le matériau usuel de la Poste, cartes postales, enveloppes, timbres, tampons, ficelles… Sont venus s’y intégrer les menus objets en relation avec la typographie qu’elle collectionne depuis longtemps, caractères d’imprimerie, alphabets, lettres peintes, gravées, cousues, mêlant la quête du sens à l’amour des mots-matière. Peu à peu, l’esquisse d’une œuvre a fait corps avec le message, tissant dans un aller-retour de courriers la genèse d’une plasticienne. Depuis Goult, village du Luberon où elle s’est installée en quittant Paris, elle a continué dans la voie du mail art et commencé à exposer. En 2009, à l’atelier du Lavoir à Goult, elle inaugure « Que peut le corps? », exposition fondatrice, entre installation et art postal. Pour la première fois, elle s’ouvre à une multiplicité de techniques, mêlant avec une liberté nouvelle la sculpture, le dessin, la vidéo, la lumière, les objets récupérés, réinventés, et toujours les mots. Sur cette lancée suivront à partir de 2010 une série d’expositions individuelles ou collectives, en Provence ou à La Pedrera en Uruguay devenu son deuxième port d’attache. En avril 2013, invitée comme artiste résidente par la Lustrerie Mathieu à Gargas, elle crée la « Robe LM », tout en éclats de cristal de roche brisé, exposée en octobre 2013 au Mathieu MVSEVM. A la fois onirique et tragique, cette apparition entre en résonance avec la collection de lustres anciens du fondateur des lieux, Régis Mathieu. L’exposition « Sur le fil » au centre d’art Campredon à l’Isle-sur-la-Sorgue (février- juin 2015) marque une étape décisive dans ce parcours d’artiste, où se retrouvent toutes les dimensions de son travail. Viennent ensuite « Corps traversés », à la Chapelle Saint-Louis d’Avignon (juillet 2017) ; « Vous êtes ici », au Château de la Tour d’Aigues (juin-août 2018) ; « Cheveux chéris et adorés », l’Hôtel d’Agar de Cavaillon, (décembre 2018-février 2019). Parallèlement, Christine Ferrer ouvre une voie nouvelle dans l’exploration de ses thèmes favoris, intégrant dans ses œuvres des pampilles, comme des larmes de verre. Faisant sien cet élément nouveau, elle ouvre une voie qui devient trilogie : « Le corps de larmes, survolant sur les eaux » chez Poppy Salinger à La Bastide Rose, au Thor (été 2017) ; « La Croix de larmes », exposée au Parvis d’Avignon (juillet 2017) et « L'Arbre de larmes », créé en résidence d'artiste à la Lustrerie Mathieu (novembre-décembre 2019). Au printemps 2020, Christine Ferrer a installé son atelier dans le village de Ménerbes et prépare ses deux prochaines expositions : « Consolation », à la chapelle Saint-Charles d’Avignon du 18 juin au 30 juillet 2021 et « Vallée close » au Musée Pétrarque de Fontaine de Vaucluse du 1er avril au 30 septembre 2021.
Localisation
Fontaine-de-Vaucluse ; musée-bibliothèque Pétrarque