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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinebâton percé
bâton percé





Référence de la notice
50010008014
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
19 septembre 2000
Date de mise à jour
23 février 2026
Crédits photographiques
© musée des Antiquités nationales
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
47011-49138
Domaine
Dénomination
Contexte de création - contexte historique
Époque
Magdalénien moyen
Découverte / collecte
France ; Pyrénées-Atlantiques ; Arudy (Espalungue, lieu de découverte) ; grotte ; fouilles ; (PIETTE Edouard,découvreur) ; (à partir de 1873, date de fouilles)
Description du bien muséal
Matériaux et techniques
Mesures
L. 19.3 ; l. 2.3 ; E. 2.5
Description
Perforation dans la partie basilaire du bois. Le bâton percé appartenait peut être au type 'sans branches'. Cat 84 d' 'L'art préhistorique des Pyrénées'. Il s'agit d'un bâton percé dont la perforation a été aménagée au niveau de la partie basilaire du bois. Il appartenait peut-être au type 'sans branches' mais une fracturation ayant endommagé la partie distale perforée, il n'est pas possible de conclure. Le manche est orné au niveau de la partie mésiale de deux magnifiques têtes de bouquetin. Une face porte un profil -
gauche traité en champlevé et doté de nombreux détails anatomiques. Le museau, la barbiche et une oreille pointue sont figurés. Le naseau est marqué par une légère incision et l'oeil en relief est également détaillé. Des lignes de ponctuations et des séries de hachures pourraient représenter le pelage. La corne courbe et relativement longue est complexe, ornée d'une bande hachurée obliquement, soulignant un registre en relief gravé sur toute sa longueur d'une ligne barbelée. Cette organisation graphique peut suggérer les aspérités et les anneaux si caractéristiques des cornes du bouquetin. L'autre face est ornée d'un profil droit, aussi bien figuré que le précédent mais avec une corne repliée, revenant vers l'avant le long de la joue. De plus, ce bouquetin est représenté la langue sortie. Du fait de la courbure de sa corne, cet animal a parfois été identifié à un ovibos, espèce très rarement figurée par les magdaléniens, mais la plupart des préhistoriens pensent que la courbure n'est pas anatomique masi serait due à la contrainte du support liée à la perforation. La partie proximale du manche est légèrement endommagée mais ce ne nous empêche pas d'observer sur toutes les faces des décors composés de séries d'incisions obliques, simples ou doubles et de longueur variée, formant des bandes parallèles.
Localisation
Saint-Germain-en-Laye ; musée d'Archéologie nationale