Commentaires
Le sujet de ce dessin est difficile à identifier: la femme couronnée de fleurs pourrait être une déesse (Vénus? Cérès? Flore?) ou une figure allégorique (Abondance? Fécondité? Luxure?), l'enfant debout, cornu et grimaçant, un petit satyre qui s'apprête à lancer des fruits. L'attribution à Primaticcio a été généralement acceptée pendant toute la première moitié du XXe s (L. Dimier, Le Primatice..., Paris, 1900,p. 426 n°12 ; P. Barocchi, in Commentari, II, fasc. 3-4, 1951, p. 216 note 5 ; J. Adhémar, Le dessin français au XVIe siècle, Lausanne, 1954, n°27). En 1960, S. Béguin (L'École de Fontainebleau, le Maniérisme à la Cour de France, Paris, 1960, p.74) l'a retranché de l'oeuvre de Primaticcio, rapproché de celui du Maître de Flore et y a remarqué, dans l'enfant lançant des fleurs, le remploi d'une figure de l'Allégorie de Vénus peinte par Bronzino vers 1544 (envoyée au roi de France, sans doute avant juillet 1545). Reprenant la question du Maître de Flore en 1961, S. Béguin (Art de France, I, 1961, p. 304, 305 note 10) a tenté d'attribuer ce dessin à l'un des fils de Nicolò dell'Abate, Giulio Camillo. J. Cox-Rearick (cat. exp. La collection de François 1er, Paris, Musée du Louvre, 1972, n°49) a relevé que l'auteur de la feuille emprunte sa figure principale à la Vénus d'Urbin de Titien (Florence, Uffizi).
Pour une notice et une bibliographie voir : D. Cordellier, cat. exp. Primatice, maître de Fontainebleau, Paris, Louvre, 2004, n° 257 (Primatice, entourage de)
Saint-Morys - Saisie des biens des Émigrés en 1793, remise au Museum en 1796-1797 ; marques du Conservatoire (L. 2207) et Louvre (L.1886a).
Exposition
Notice ... 1866, n° 272 - cat. exp. La collection de François Ier, Paris, Musée du Louvre, 1972, n° 49 (Ecole de Primaticcio et Ecole de Fontainebleau) - cat. exp. Primatice, maître de Fontainebleau, Paris, Musée du Louvre, 2004, n° 257 (Primatice, entourage de)