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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineL'Enfant difforme
L'Enfant difforme

Référence de la notice
50350022104
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
11 août 2005
Date de mise à jour
15 juin 2026
Crédits photographiques
Réunion des musées nationaux - utilisation soumise à autorisation
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
RF 6911, recto
Domaine
Titre
L'Enfant difforme
Précisions sur l'auteur
Fuendetodos , 1746 ; Bordeaux, 1828. Actif à Madrid et Saragosse, peintre et graveur, il débute ses études aux Escuelas Pias des Pères Escalopiens à Saragosse en 1760. Il est nommé vice-directeur de l'Academia San Fernando en 1785, puis directeur de la Peinture de cette même académie en 1795 et enfin peintre du Roi en 1786. Entre 1810 et 1814, il dessine et grave les Désastres de la Guerre et entre 1818 et 1820 les Disparates.
École (pays)
Espagne
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1814 vers ; 1817 vers
Genèse
œuvre en rapport
Historique
Ce dessin et les deux suivants (RF 31854 et Réc 155) font partie de l'Album E (...). Il est daté entre 1806 et 1812 (Gassier et Wilson, 1970, p. 289 ; Gassier, 1973, p. 188). La dernière datation proposée par J. Wilson-Barreau (2001, p. 113-114) est la plus tardive (vers 1816-1820) (...). La récente proposition de datation de E. Sayre (1988-1989, p. 127-129) un peu moins tardive (vers 1814-1817) s'appuie elle aussi sur des critères stylistiques et historiques. (...) Pour L'enfant difforme, il (Goya) s'est inspiré de l'iconographie de l'Adoration des Mages, peinte par Murillo (Madrid, Prado ; Lorenzo de Marquez, 1988-1989, sous le n° 127, fig. I, p. 382), mais on peut aussi rappeler les tableaux de Ribera sur le même thème de l'enfant posé sur des langes (en particulier une Adoration des bergers à l'Escorial, 1640) ou se rapporter aux innombrables représentations de ce thème depuis les XVe et XVIe siècles dans le monde chrétien. (...) L'enfant difforme serait atteint d'une atrophie congénitale des extrémités appelée phocomelia (en dernier lieu, Lorenzo de Marquez, ibid, p. 381), que Goya aurait lui-même vue et racontée dans le Diario de Madrid (4 juillet 1791 ; Lorenzo de Marquez, ibid., p. 381-382, note 3). (...) (Boubli, Louvre, Inventaire Général des dessins de l'Ecole espagnole, XVIe-XVIIIe siècles, Paris, 2002, n° 196, p. 172, 173)
Localisation
Paris ; musée du Louvre département des Arts graphiques