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Commencé avant 1650 pour un chanoine de Saint-Honoré ou pour un chapelain de Notre-Dame, le tableau Le Massacre des Innocents a été achevé lorsqu'il a été acquis par Gédéon du Metz, trésorier des Bâtiments de la Couronne et directeur du Garde-Meubles. Le Brun évoque dans le tableau la prophétie de Jérémie citée par saint Matthieu (II, 16-18). Le tableau conservé à Dulwich Picture Gallery, a été gravé par Alexis Loir et Jean Audran (Weigert, 1965, n° 34 ; BnF, est., Da 35 fol ; cuivre à la chalcographie n° 992). Etude pour le soldat, au premier plan à gauche ; il emporte trois enfants, un sous chaque bras, le troisième tenu, par sa chemise, entre les dents. Parmi ces enfants de differents âges deux sont vivants car rappelle Nivelon (p. 33), il fallait que des commissaires vérifient l'âge des victimes pour prononcer l'arrêt de leur vie ou de leur mort. (...) Le tableau, resté d'abord inachevé et ayant été complété à une date ultérieure, il aurait peut-être été possible de suggérer qu'il s'agit ici d'un personnage conçu pour la phase finale du tableau. Cependant l'examen radiographique de l'oeuvre ainsi que l'analyse d'échantillons prélevés ne semblent pas confirmer cette hypothèse (H. Glanville, 1990-1991, p. 16, 17). (L. Beauvais, Musée du Louvre, Département des Arts graphiques, Inventaire général des dessins, Ecole française, Charles Le Brun, 1619-1690, tome I, Paris, RMN, 2000, n° 1237, p. 357)
Atelier Le Brun. Entré dans les collections royales en 1690 ; paraphe de Jules Robert de Cotte (L. 1963) ; marques de la Commission du Museum (L. 1899) et du premier Conservatoire (ancien L. 2207).
Exposition
Dessins français du XVIIe siècle, Paris, musée du Louvre, 1984-1985, n° 141, repr.