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Le projet devait être exécuté par M. Gaulle, sculpteur, pour être placé dans la Salle de bal de l'Hôtel de Ville de Paris, dit le Post Scriptum d'une lettre de Prud'hon à Frochot en date du 22 mai 1810, où Prud'hon par une somme prévue de 9000 Frs demande un accompte de 4000 pour lui et son collaborateur qui travaillaient aux fêtes du mariage de Napoléon et de Marie Louise. Frochot, préfet de la Seine, avait chargé Prud'hon de diriger les décorations de l'Hôtel de Ville et de la place pour le feu d'artifice donné par la Ville de Paris le 10 juillet 1810, en l'honneur du mariage de Napoléon et de Marie-Louise. Un recueil gravé par C. Normand et son fils a été publié avec une description par l'architecte Goulet (Guiffrey, 1924, p. 352-355). Pour la salle de bal, Prud'hon donna le modèle de groupes sculptés en plâtre par Edme Gaulle (1769-1841), (...). (La figure) de la Poésie épique, tenant une lyre, pourrait être rapprochée d'une étude de femme à la lyre dite La Musique ou la Poésie conservée au Louvre (RF 4634), en dépit de la position différente des jambes. (S. Laveissière, Musée du Louvre, Cabinet des dessins - Inventaire Général des dessins français, Lettre P, Paris, 1997, R.M.N., n° 2081, p. 574)
Gaston Le Breton, ancien directeur général des musées de Rouen, sa 1re vente après décès, Paris, Galerie Georges Petit, le mardi 6 décembre 1921, n° 133 ; adjugé 1700 F (comité du 24 novembre, arrêté du 21 décembre) (L. 1886 a).
Exposition
Pierre-Paul Prud'hon, 1758-1823, exposition organisée pour le 200e anniversaire de la naissance du peintre, musée Jacquemart-André, 1958, n° 157 - La Grande Galerie du Louvre, Paris, musée du Louvre, 1972 (Les dossiers du département des Peintures, 4), n° 69.