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Plateforme ouverte du patrimoine

Sainte Marie-Madeleine ; Portrait de Marguerite d'Autriche (1480-1530) (Identification proposée par Magali Briat-Philippe) ; Portrait de Marie de Bourgogne (ancien titre)

Identification du bien culturel

N°Inventaire

PE 588

Domaine

Titre

Sainte Marie-Madeleine ; Portrait de Marguerite d'Autriche (1480-1530) (Identification proposée par Magali Briat-Philippe) ; Portrait de Marie de Bourgogne (ancien titre)

Précision auteur

MAÎTRE DE LA LEGENDE DE SAINTE MADELEINE : Actif à Bruxelles vers 1490-1525

Ecole-pays

France

Période de création

Millésime de création

1510 vers

Matériaux - techniques

Mesures

Hauteur en cm 26.5 ; Largeur en cm 22.5

Inscriptions

inscription donnant l'identité du modèle, marque concernant les collections

Précisions inscriptions

inscription donnant l'identité du modèle, marque concernant les collections : Marie de Bourgogne ; 1457-1482 (en haut à gauche) ; cachet en cire rouge de la collection Albert de Trucy et cachet armorié illisible en cire noire (au dos)

Date sujet représenté

1457 née ; 1482 morte

Contexte historique

Historique

En raison de l'inscription, on a vu dans ce tableau le portrait de Marie de Bourgogne (1457-1482), fille du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, qui épousa en 1477 Maximilien d'Autriche, représentée en Marie-Madeleine, nimbée et portant un vase. La plupart des effigies de Marie de Bourgogne sont posthumes (statue tombale à Notre-Dame, Bruges ; bronze à la Hofkirche d'Innsbruck ; mausolée de Maximilien ; peintures par B. Strigel et Hans Maler, au musée de Vienne), ou bien sont discutées (tableau de la coll. Lehmann, New York). En fait, l'inscription est apocryphe, et dès 1947 ce tableau a été rattaché au Maître de la Légende de sainte Madeleine (vers 1515-1520) dont l'oeuvre a été reconstitué à partir des volets d'un retable dispersés entre Budapest, Copenhague, Philadelphie, Schwerin et Vienne, consacrés à la Légende de sainte Madeleine. Autour de ce noyau homogène, est venu se grouper ensuite une quarantaine d'oeuvres, attribuées à ce maître par comparaison stylistique. On connaît une dizaine de répétitions de ce tableau, notamment à Londres (National Gallery), à Cambridge (Mass., Fogg Art Museum, Busch-Reisinger Museum), à Bruxelles (musées royaux des Beaux-Arts) et dans des collections privées. Celles de Chantilly et de Londres sont de meilleure qualité que les autres, néanmoins certains historiens pensent que toutes les versions connues seraient des répliques d'atelier d'un original perdu du Maître de la Légende de sainte Marie Madeleine. Cette figure semble s'inspirer de la figure de sainte Marie-Madeleine du triptyque Roger van der Weyden au musée du Louvre. C'est d'ailleurs de l'oeuvre d'un élève attardé de van der Weyden, le Maître de la Légende de sainte Marie-Madeleine qu'on peut rapprocher avec le plus de vraisemblance le tableau de la collection Poncins-Biencourt. (d'après Micheline COMBLEN-SONKENS)

Informations juridiques

Statut juridique

propriété privée personne morale, donation sous réserve d'usufruit, Chantilly, musée Condé, interdiction de prêt et de dépôt

Date acquisition

1886 acquis ; 1897 entrée matérielle

Ancienne appartenance

Trucy Albert de ; Orléans Henri d', Aumale duc d'

Informations complémentaires

Exposition

Marie-Madeleine la passion révélée. Monastère royal de Brou, Bourg-en-Bresse (29 octobre 2016-5 février 2017)

Bibliographie

COMBLEN-SONKENS Micheline. Les musées de l'Institut de France. Bruxelles, 1988. (P-113-121 N°160) Marie-Madeleine la passion révélée. Catalogue d'exposition, Monastère royal de Brou, Bourg-en-Bresse (29 octobre 2016-5 février 2017) (N°14) (Cat. Aubert-Malo ; n° 588)

Sainte Marie-Madeleine ; Portrait de Marguerite d'Autriche (1480-1530) (Identification proposée par Magali Briat-Philippe) ; Portrait de Marie de Bourgogne (ancien titre)_0