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POP | Plateforme ouverte du patrimoineLE GRELOT / LA RENTREE DUC D’AUMALE, 17 mars 1889
LE GRELOT / LA RENTREE DUC D’AUMALE, 17 mars 1889

Référence de la notice
50520014158
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
3 mai 2022
Date de mise à jour
13 décembre 2023
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2022-2-1
Domaine
Titre
LE GRELOT / LA RENTREE DUC D’AUMALE, 17 mars 1889
Précisions sur l'auteur
PÉPIN Claude Guillaumin Dit : Paris, 1842 ; ?, 1927
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1889
Description du bien muséal
Matériaux et techniques
Mesures
Hauteur en cm 32.5 ; Largeur en cm 46
Description
Cette gravure satirique présente plusieurs hommes politiques jouant avec un ballon portant le visage et le nom du duc d’Aumale, tandis que le comte de Paris et le prince Napoléon passent la tête au-dessus d’une palissade. Cette grande caricature est incluse en page 3 du journal Le Grelot du 17 mars 1889, n° 936, composé de 4 pages, qui inclut en page 1 une Lettre du duc d’Aumale au Président Carnot. A gauche, le général Georges Boulanger (1837-1891) est identifiable par quelques mots de la lettre qu’il écrivit au duc d’Aumale de Belley, le 8 mai 1880 : « Monseigneur, C'est vous qui m'avez proposé pour général. C'est à vous que je dois ma nomination. Aussi, en attendant que je puisse le faire de vive voix, à mon premier passage à Paris, je vous prie d'agréer l'expression de ma vive reconnaissance. Je serai toujours fier d'avoir servi sous un chef tel que vous, et béni serait le jour qui me rappellerait sous vos ordres. Daignez agréer, Monseigneur, l'assurance de mon plus profond et plus respectueux dévouement. Général Boulanger. » Ce qui n’empêcha pas Boulanger de proposer de rayer des cadres le duc d’Aumale lors de la loi d’exil en 1886, ce à quoi le duc répondit en faisant publier cette lettre. Au fond à droite, on reconnaît le Président Sadi Carnot (1837-1894), élu en 1887, qui lance « Amnistie pour les faits de grève » et « Poursuites contre les ennemis de la République » sur les différentes personnalités politiques. La Ligue des Patriotes de Paul Déroulède est évoquée à droite. Le Général Boulanger promettait aussi beaucoup aux bonapartistes et aux orléanistes qui attendent leur heure derrière la palissade. Cette estampe publiée en mars 1889 se situe dans le contexte politique du retour en France du duc d’Aumale exilé une seconde fois de 1886 à 1889 par la Troisième République. Appelé en 1889 par l’Institut de France à siéger au sein de l’Académie des Sciences morales et politiques (il était déjà membre de l’Académie française dès 1871 et de l’Académie des Beaux-Arts depuis 1884), Henri d’Orléans rentre en France en juin 1889, inquiétant les puissances politiques en présence, mais utilisé par la présidence de la République. Signé en bas à gauche : Pépin
Localisation
Chantilly ; musée Condé