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POP | Plateforme ouverte du patrimoineLe Feu ou Vénus demandant à Vulcain des armes pour Enée
Le Feu ou Vénus demandant à Vulcain des armes pour Enée

Référence de la notice
M0072003181
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
22 juillet 2013
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie
Crédits photographiques
© Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
D.2003.1.61 ; Inv. Graton : peintures, n°86 Ancien N° : D.52.1.9 Inv. Stahl : D.2004.1.62.a
Domaine
Dénomination
Titre
Le Feu ou Vénus demandant à Vulcain des armes pour Enée
Précisions sur l'auteur
Nîmes, 1700 ; Castel Gandolfo, 1777
École (pays)
Italie
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Historique
Notre composition se rattache au tableau peint en 1741 par Natoire pour Pierre Grimod du Fort (1692-1748), aujourd’hui conservé au musée Rolin d’Autun, et gravé sous le titre Le Feu par Pierre Aveline. Le tableau de Libourne a été réalisé à partir de cette gravure, puisque le sens en est inversé. Vénus demandant à Vulcain des armes pour Énée faisait partie d’une série de quatre dessus-de-porte (aujourd’hui divisée), exécutée pour l’hôtel parisien de Grimod du Fort, l’hôtel Chamillard, rue du Coq-Héron, que celui-ci avait acheté en 1734. Natoire traita à nouveau ce sujet pour le duc de Chevreuse.
L’épisode est inspiré du huitième livre de L’Enéide de Virgile : lorsque son fils Enée part pour la guerre de Troie, Vénus (qui a elle-même déclenché la guerre de Troie en promettant au berger Pâris la main d’Hélène, épouse du roi Ménélas) vient demander à son époux Vulcain de forger des armes pour Enée, que la déesse avait conçu avec le prince troyen Anchise. Cet épisode de la mythologie a été abondamment représenté par les peintres qui opposent la beauté de Vénus aux ténèbres des forges de Vulcain.
Natoire a été l’élève de François Lemoine (Paris, 1688-1737). Premier prix de l’Académie en 1721, il fut envoyé à Rome et chargé par Vleugels de peindre dans le palais Mancini (alors siège de l’Académie de France) des dessus-de-porte. À Paris, Natoire acquiert ensuite un grand succès grâce à ses élégantes décorations de palais, interprétant des thèmes mythologiques chers au goût rococo. De retour à Rome, il devient directeur de l’Académie de France (de 1751 à 1774) et prône le retour à l’antique et au « grand genre ».
Localisation
Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie