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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineTrois têtes de vieillards
Trois têtes de vieillards

Référence de la notice
M0072003209
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
22 juillet 2013
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie ; Estelle MOULINEAU
Crédits photographiques
© Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
D.872.1.2 ; Inv. Louvre : MI 1313
Domaine
Dénomination
Titre
Trois têtes de vieillards
Précisions sur l'auteur
Siegen, 1577 ; Anvers, 1640
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Historique
Cette peinture, issue de l’extraordinaire collection du docteur Louis La Caze (1798 – 1869) qui légua au Louvre trois cent dix tableaux d’une importance extraordinaire, réunit trois études de la même tête d’un vieil homme barbu aux longs cheveux blancs. Entrée au musée du Louvre sous l'appellation d'"école de Rubens", la toile a été ensuite attribuée à Van Dyck par M. Jaffé en 1968, puis à Rubens par M. Hofstede en 1971, et enfin à Jacob Jordaens par l’historien de l’art Jacques Foucart en 1979. Une publication récente (2020) réalisée par le Dr. Nico Van Hout, conservateur au musée royal des Beaux-Arts d’Anvers, vient de confirmer l’attribution à Rubens, déjà proposée par le professeur Justus Müller Hofstede. Cette œuvre est en effet une étude pour le Saint Matthias de l’Apostolado Lerma (1609-1610) de Rubens conservé au musée du Prado à Madrid. On peut aussi rapprocher cette étude du visage du vieil homme tenant le drapé recouvrant Lazare dans l’œuvre La résurrection de saint Lazare (galerie Sabauda de Turin, vers 1611-1614) ; mais aussi de celui d’un personnage secondaire situé derrière l’enfant Jésus dans L’adoration des mages du musée des Beaux-Arts de Lyon (vers 1618) ; ou encore de celui du vieil homme au pied d’une colonne dans Diogène cherchant un homme du musée du Louvre (dépôt au musée d’Art et d’Industrie de Saint-Etienne, vers 1616-1618). La tridimensionnalité et la lumière dans cette étude rappellent d’autres têtes peintes par Rubens dans les années 1609. La technique utilisée semble être celle dite « a la prima », c’est-à-dire en appliquant directement les touches colorées sur le support. La touche inégale, les empâtements importants dans la chevelure rendent la composition sculpturale. A cela s’ajoutent les différents traitements lumineux qui donnent à cette peinture une grande sensibilité. Selon les inventaires du Louvre : historique de l'oeuvre : Legs La Caze, 1869. Déposé à Libourne en 1872. Notice du Louvre par Blaise Ducos et Violène Verduron : "Les attributions de l'oeuvre aujourd'hui conservée à Libourne ont varié. Entrée au Louvre sous l'appellation d'"école de Rubens", elle a été donnée, de manière sans doute erronée, à Van Dyck par M. Jaffé (1968) ou à l'atelier de Rubens, voire à Rubens lui-même (voir Müller-Hofstede, correspondance de 1971, documentation du département des Peintures du musée du Louvre). L'étude est aujourd'hui donnée à Jordaens après une première proposition par Claire Constans à l'occasion de l'exposition "Hommage à Louis La Caze" (1969) - voyez aussi l'exposition de 1977 au Grand Palais. La confusion entre Van Dyck et Jordaens n'est pas inexplicable, du moins quant à leurs travaux effectués vers 1620. Néanmoins, "on penchera plutôt en faveur de Jordaens au vu de la robustesse énergique, de la franchise nette des profils, de la massivité sculpturale qui distinguent cette étude", - en contraste avec l'étude plus nerveuse et individualisée des Etudes de vieillards de Van Dyck (Le Siècle de Rubens, 1977, n° 65, p.105).