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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLa Brodeuse à la bougie
La Brodeuse à la bougie
Référence de la notice
M0072003221
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
22 juillet 2013
Date de mise à jour
4 septembre 2026
Rédacteur de la notice
Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie
Crédits photographiques
Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
D.2003.1.62 ; Inv. Graton : peintures, n°47 Ancien N° : D.52.1.21 Inv. Stahl : D.2004.1.62
Domaine
Dénomination
Titre
La Brodeuse à la bougie
Précisions sur l'auteur
Magny-en-Vexin, 1658 ; Paris, 1717
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1658-1717
Historique
Jean-Baptiste Santerre fut l’élève du portraitiste François Lemaire (1620-1688) et de Bon Boulogne en 1675. Agréé à l’Académie en 1698 comme portraitiste, il fut reçu académicien en 1704 comme peintre d’histoire avec Suzanne au bain (Paris, musée du Louvre). Il expose au Salon la même année. Louis XIV lui commande en 1709, pour la chapelle de Versailles, une Sainte Thérèse en extase. Les grands sujets eux-mêmes de la peinture d’histoire se galantisent en se laissant aller au « genre ». Précédant Nattier dans le genre des portraits de fantaisie, Santerre a laissé, dans ses nombreuses effigies allégoriques ou familières, le témoignage d’une sensualité originale, due en grande partie à une facture porcelainée et volontiers modelée dans des tonalités grises ou fluides. Il s’agit ici d’une peinture intimiste inspirée des grands Hollandais, comme Gerrit Dou (1613-1675). Une toile intitulée Jeune fille endormie sur son ouvrage, dont le musée des beaux-arts de Nantes (80 x 63 cm, inv. 779) possède une copie, est proche du tableau de Libourne. Jean-Baptiste Santerre est sensible à l’influence de Rembrandt ; il allie dans La Brodeuse la scène de genre au portrait de fantaisie. Une grande cohérence s’impose dans le jeu du clair-obscur et le rythme simple qui anime figure et chandelle. Santerre substitue à la profonde gravité hollandaise son esprit sémillant. Cette lumière venue du nord a renouvelé la vision des peintres français ; ceux-ci vont utiliser et aimer le glacis, couleur si légère, fluide et limpide, qui, superposée en transparence, amortit l’éclat et permet la nuance, la demi-teinte, offrant du voilé à la figure et du satiné aux tissus.
Localisation
Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie