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POP | Plateforme ouverte du patrimoinePaysage au garçon luttant contre un loup ; Berger luttant avec une bête qu'il étouffe de ses bras dans un paysage de haute montagne
Paysage au garçon luttant contre un loup ; Berger luttant avec une bête qu'il étouffe de ses bras dans un paysage de haute montagne
Référence de la notice
M0072003241
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
20 avril 2023
Date de mise à jour
9 septembre 2026
Rédacteur de la notice
Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie ; Estelle Moulineau
Crédits photographiques
© Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
D.876.1.2 ; Inv. Louvre : MR 2556 ; inv. 3090
Domaine
Dénomination
Titre
Paysage au garçon luttant contre un loup ; Berger luttant avec une bête qu'il étouffe de ses bras dans un paysage de haute montagne
Précisions sur l'auteur
Paris, 1786 ; Paris, 1854
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1794
Historique
Peintre et paysagiste, Jacques André Edouard Van der Burch est le fils et élève de Dominique Van der Burch (1722-1785) établi à Montpellier en 1749 et enseignant à l'Académie des beaux-arts de Montpellier. "Au XVIIIe siècle, quelques peintres impriment au paysage des sentiments inédits, pathétiques comme Joseph Vernet, visionnaires comme Hubert Robert ou sensuels comme Fragonard. A la fin du XVIIIe siècle et en harmonie avec l’idéal néo-classique, Pierre Henri de Valenciennes (1750-1819) souhaite en rehausser le statut. Il devient le défenseur du paysage historique, le paysage comme cadre d’une scène mythologique ou historique chargée de nobles sentiments : les maîtres sont toujours Claude Gellée dit Le Lorrain et Nicolas Poussin. Ce mouvement entraînera la création en 1816 d’un Prix de Rome destiné aux peintres de paysages historiques et valorisera ainsi le paysage dans la hiérarchie des genres, dominés alors à l’Académie par la peinture d’histoire. On retrouve dans cette œuvre de Vanderburch le paysage composé de plans successifs plus ou moins contrastés et à l’arrière plan l’horizon montagneux et bleuté. Une lumière enveloppante, idéale et plus belle que nature, éclaire un paysage classique, clairement ordonnancé. Le berger antique se transforme en personnage contemporain, un évènement est montré. Au concours de 1794, le peintre présente une esquisse relatant l’exploit d’un jeune homme nommé Rouzeau, ayant tué un ours qui ravageait les troupeaux du mont Sernat dans le Jura. Cette esquisse fut récompensée par la Convention Nationale. L'esquisse porte la mention "Si le brave Rouzeau eut été un aristocrate, l'ours vivrait encore". Le peintre obtient un prix au concours et expose le tableau dans sa version définitive (400 x 200 cm) sous le numéro 325 au Salon de 1799 et portant le titre suivant : "Trait de courage et de vertu de Philippe Rouzeau, laboureur à Mont Sernat (Béziers, musée des Beaux-Arts). Il reçoit un prix d'encouragement. Le tableau de Libourne relate un événement similaire : un jeune garçon lutte contre un loup qui l'attaque. A terre gît un homme blessé, un troisième personnage se porte au secours du jeune homme, en danger. Il ne s'agit pas d'une chasse au loup banale, mais d'un combat brutal de l’homme et de l’animal contrastant avec la vision d’une nature classique, clairement ordonnancée." (Source : Marguerite Stahl, La peinture d'histoire dans les collections du musée des Beaux-Arts de Libourne, 1780-1840, catalogue d'exposition à la chapelle du Carmel du 19 juin au 2 octobre 2004). Historique de l'oeuvre : prix d'encouragement. Déposé à Libourne en 1876.
Localisation
Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie