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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLes premiers pas de l’enfance
Les premiers pas de l’enfance
Référence de la notice
M0072003307
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
20 avril 2023
Date de mise à jour
4 septembre 2026
Rédacteur de la notice
Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie ; Estelle Moulineau
Crédits photographiques
© Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
82.1025
Domaine
Titre
Les premiers pas de l’enfance
Précisions sur l'auteur
Paris, 1784 ; Paris, 1845
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1818
Historique
L'accès au Salon étant devenu libre en 1791, les peintres femmes y furent de plus en plus nombreuses à y envoyer leurs œuvres. Déjà au nombre de 28 en 1801 parmi les 192 exposants, elles étaient 178 en 1835 sur 801 participants. Les femmes artistes pratiquaient surtout le portrait et le « genre sentimental ». Certaines, aux talents variés, produisirent à la fois des portraits, des sujets sentimentaux et des tableaux d'histoire. D'autres donnèrent dans le genre populaire, on peut citer Marguerite Gérard, Pauline Auzou, Constance Mayer et Antoinette Haudebourg-Lescot qui toutes, réussirent à occuper une place de choix dans un domaine où la concurrence était vive. Antoinette Haudebourg-Lescot fut très célèbre en son temps. Elle fit son apprentissage dans l'atelier de Guillaume Guidon, dit Lethière (1760-1832), lui-même élève de Doyen. Lethière était un peintre d'histoire réputé, proche de la famille impériale, il est nommé en 1807 directeur de l'Académie de France. La jeune artiste l'accompagne et séjourne à Rome, ce qui était exceptionnel pour une femme à cette époque. Elle se passionne pour les scènes de la vie paysanne italienne, créant une nouvelle catégorie de peinture de genre, particulièrement pittoresque. Elle revient à Paris en 1816, mais participe au Salon dès 1810, avec huit scènes de la vie italienne, peintes d'une touche vigoureuse. Mariée en 1820 à l'architecte Haude-bourg, elle poursuit sa carrière, continuant d'exposer au Salon jusqu'à la fin de sa vie en 1845. Elle fut le peintre attitré de la duchesse de Berry et des dames de la cour de Charles X.
Localisation
Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie