Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineNu
Nu


Référence de la notice
M0072003413
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
22 juillet 2013
Date de mise à jour
4 septembre 2026
Rédacteur de la notice
Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie ; Estelle MOULINEAU
Crédits photographiques
© Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie
Artiste sous droits
oui
Année d'entrée dans le domaine public
2052
Droits de reproduction et de représentation
<TDM-RESERVATION : 1>
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
54.1.1
Domaine
Dénomination
Titre
Nu
Auteur
Précisions sur l'auteur
Paris, 1897 ; Paris, 1981
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1929
Historique
Roland Oudot entra en 1911 à l'école nationale des Arts décoratifs. En 1915 il travailla pour le décorateur Léon Bakst. En 1918 il retourna aux Arts décoratifs dans l'atelier d'Eugène Morand, où il se lia d'amitié avec Maurice Brianchon et Raymond Legueult. Vers 1919-1920, il se tourna définitivement vers la peinture et exposa pour la première fois au Salon d'Automne, puis en 1923 au salon des Indépendants. L'année suivante, il fit sa première exposition particulière à la galerie du Portique bvd Raspail. Il exposa ensuite à New York, Bruxelles, Venise, Londres, Zurich, Bâle, Genève...voyagea en Espagne, en Italie et en Provence. Il participa à plusieurs expositions, à celle de l'Ecole de Paris en 1955 et à celle des peintres de la Réalité poétique en 1957. En effet, après avoir assimilé la leçon du cubisme et de l'art décoratif, Oudot deviendra par son style délicat et luministe un des éléments majeurs du groupe de la Réalité poétique". Roland Oudot voua tout d’abord une admiration aux Le Nain, ce qui marqua son œuvre en profondeur, caractérisé par un sens très particulier de l’immobilité. Puis, son goût le mena de Cézanne à Bonnard. Dès lors, son art passa d’un réalisme rustique sévère à un sens poétique plus souple qui marqua le mouvement auquel il participa, avec Legneult et Brianchon, durant l’entre-deux-guerres. Notre Nu s’inscrit en effet dans une « réalité poétique » qui retrouve les formes synthétiques et le traitement de l’espace d’un Chapelain-Midy. L’œuvre est remarquablement représentative de la peinture française des années 1920-1930, sacrifiant toute audace aux convenances. Roland Oudot fait partie du groupe des peintres de la réalité poétique composé de sept autres artistes (Maurice Brianchon, Raymond Legueult (se liant d'amitié dès 1918 avec ces deux premiers qui seront ses deux co-exposants au Salon d'automne de 1919)2, Christian Caillard, Jules Cavaillès, Roger Limouse, André Planson et Kostia Terechkovitch). Pour René Huyghe, ils sont alors « ceux qui ne veulent pas renoncer à plaire, ce don méprisé par le XXe siècle, par le sujet et les apparences, comme jadis, mais aussi par la libération des couleurs, ce don du présent.
Localisation
Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie