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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineFin de journée. Autopotrait dans l’atelier
Fin de journée. Autopotrait dans l’atelier
Référence de la notice
M0072003993
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
22 juillet 2013
Date de mise à jour
4 septembre 2026
Rédacteur de la notice
Estelle Moulineau
Crédits photographiques
© Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie
Artiste sous droits
oui
Année d'entrée dans le domaine public
2037
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2011.2.1
Domaine
Dénomination
Titre
Fin de journée. Autopotrait dans l’atelier
Précisions sur l'auteur
Paris, 1890 ; Paris, 1966
École (pays)
Ecole de Paris
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1928
Historique
Mathilde Arbey fut élève de Jean-Paul Laurens, Fernand Humbert et Fernand Sabatté à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Artiste professionnelle d'excellent niveau, elle a figuré dans de nombreux salons parisiens : Salon d'Automne, salon des Tuileries, Salon des femmes peintres et sculpteurs, et surtout Salon des Artistes Français à partir de 1913, où elle obtint aussitôt la mention honorable, puis une médaille d'or en 1930, et une médaille d'argent pour l'exposition universelle de 1937. Mathilde Arbey a passé une partie de sa vie en Afrique du Nord, et figure parmi les bons artistes orientalistes de la première moitié du XXe siècle. Elle a exposé en 1935, au premier salon de la France d'Outre-Mer, des pastels sur Marrakech. Son oeuvre compte de nombreux tableaux à sujets marocains, mais reflète aussi la vie d'une artiste voyageuse, capable de s'adonner à la nature morte, au portrait, aussi bien qu'au paysage qui restait son genre favori et qu'elle traitait en peinture claire à la touche enlevée. Ses esquisses peintes sont brillantes. Notre artiste a également illustré par des planches en couleur plusieurs ouvrages de Camille Mauclair, édités par Henri Laurens : Marrakech (1933) ; Rabat et Salé (1934) ; Tunis et Kairouan (136) ; Bruges (1938). Mariée au peintre Maurice-Robert Miniot (1884 - ?), lui aussi sociétaire du Salon des Artistes Français, Mathilde Arbey demeurait 57, rue Chardon-Lagache, dans le 16e arrondissement de Paris. Son fonds d'atelier a été dispersé en 2007. Notre grand autoportrait, vendu un an plus tôt, constitue cependant une exception dans l’œuvre de l’artiste, par sa monumentalité, la rareté et le raffinement des coloris, avec leurs étranges dominantes bleues et mauves ; par la composition où le hiératisme du modèle contraste avec l'arborescence des branches de saule à l'arrière-plan ; par l'expression sévère d'un visage presque livide qui fixe le spectateur d'un regard intense. L'art figuratif d'Entre-deux-guerres révèle ici son propre potentiel de modernité. L’oeuvre a été exposée au Salon des Artistes français en 1928 où elle a obtenu le prix Castelucho Diana. Lorsque nous avons proposé un nouvel accrochage dans les salles du musée, en octobre 2010, nous avons souhaité exposer des œuvres de l’Entre-deux-guerres. Les collections du musée sont en effet fort riches en œuvres (peintures et sculptures) de cette période. L’acquisition de ce bel autoportrait féminin trouvera naturellement place entre les Musiciens arabes d’Henriette Desportes (1913) et Le peintre, sa femme et son modèle de Charles Kvapil (1930) et non loin de l’Amitié de Foujita (1924), des deux nus de Raoul Dufy, Hommage à Derain (v. 1940) et Nu couché (v. 1940) et du beau marbre Buste de femme de Henri Jean Moreau (v. 1920). Mathilde Arbey n’est représentée dans les musées de France qu’à Troyes, et encore ne s’agit-il que d’une nature morte (D.27.2). L’acquisition de cet autoportrait ambitieux rendrait justice à cette artiste qui mérite d’être mieux connue du public.
Localisation
Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie