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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineRéception de Christophe Colomb par Ferdinand et Isabelle
Réception de Christophe Colomb par Ferdinand et Isabelle

Référence de la notice
M0121002536
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
19 janvier 2017
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
LECHELON Aurélia ; BOUJU Justine
Crédits photographiques
Ville de Clermont-Ferrand MARQ ; Patrick André
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2487
Domaine
Dénomination
Titre
Réception de Christophe Colomb par Ferdinand et Isabelle
Précisions sur l'auteur
Paris, 1805 ; Pau, 1865 ; Apprenti auprès de son frère aîné Achille (1800-1857), il fut l'enfant chéri de la génération romantique, devenu célèbre à vingt-deux ans en exposant La Naissance d'Henri IV (musée du Louvre) au Salon de 1827. L'art et la vie d'Achille, surtout graveur, et d'Eugène furent intimement liés jusqu'en 1838, date à laquelle Eugène quitta Paris. Les sujets choisis dans l'histoire nationale et dans l'histoire anglaise évoquant souvent l'atmosphère des romans de Walter Scott, les coloris exubérants, la composition mouvementée firent d'Eugène Devéria une des incarnations des jeunes France. On le considéra l'égal de Delacroix qui exposait au même moment La mort de Sardanapale (musée du Louvre) et de Paul Delaroche qui présentait la Mort d'Elisabeth (musée du Louvre). Des commandes importantes lui furent attribuées pour les nouvelles salles du Louvre, notamment Puget présentant sa statue de Milon de Crotone à Louis XIV. Il fut ensuite un des peintres préférés du roi Louis-Philippe et se vit gratifié de nombreuses commandes pour la nouvelle décoration du château de Versailles. Fulgurant représentant de la génération romantique, sa carrière parisienne fut interrompue par la commande d'un décor pour la cathédrale d'Avignon en 1838, important chantier qui devait lui permettre de participer à sa manière au renouveau de la peinture religieuse en France. Des conditions de travail très éprouvantes et une maladie qui le frappa concoururent à lui faire traverser une crise spirituelle fondamentale au cours de laquelle il se convertit au protestantisme. Pour se soigner, il fit une cure aux Eaux-Bonnes, se retira ensuite pour s'établir à Pau en 1841. Il resta fidèle aux choix esthétiques de sa jeunesse, à une peinture très colorée proche de celle de Véronèse et de Rubens ainsi qu'en témoignent La mort de Jane Seymour (1847, Valence, musée des Beaux-Arts) et Christophe Colomb (1861, Clermont-Ferrand, musée Roger-Quillot). Outre ces ambitieux tableaux d'histoire, Eugène Devéria peignit maintes scènes de genre dans lesquelles le folklorisme pyrénéen fit suite à l'observation de la vie parisienne. Il fut également un portraitiste prolixe laissant de sa famille, de ses amis proches tout autant que de ses commanditaires des images chaleureuses et intimes caractéristiques de la génération romantique.
Localisation
Clermont-Ferrand ; musée d'art Roger-Quilliot