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POP | Plateforme ouverte du patrimoineNature morte aux fruits avec singe et perroquet
Nature morte aux fruits avec singe et perroquet

Référence de la notice
M0332001031
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
20 décembre 2012
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon
Crédits photographiques
CHOFFET Charles - utilisation soumise à autorisation
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
897.1.19
Domaine
Dénomination
Titre
Nature morte aux fruits avec singe et perroquet
Auteur
Précisions sur l'auteur
Anvers, 1599 ; Anvers, 1652
École (pays)
Flandres
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1652
Historique
' Ce tableau, monogrammé et daté sans doute de 1652, est un bon exemple des natures mortes tant appréciées par les Flamands du XVIIe siècle pour leur caractère décoratif. Ce genre pictural, qui n'avait acquis son indépendance qu'à la fin du XVIe siècle, a connu un remarquable développement grâce au talent et au pouvoir d'imagination de Frans Snyders (1579-1657). Cet artiste donna un souffle nouveau aux thèmes anciens de nature morte de marché et de cuisine ; il inventa celle aux trophées de chasse, au gibier et celle avec étalage de fruits et de légumes sur une table. C'est à cette dernière catégorie qu'appartient la Nature morte aux fruits avec singe et perroquet de Besançon. Le motif de la table, si souvent utilisé dans les compositions de Van Utrecht, de Snyders ou de Fyt (1611-1661), est ici transformé en gradins de pierre construits devant un paysage. Ceux-ci supportent un étalage de fruits et une corbeille de pommes sur laquelle un perroquet est perché. À gauche est placé un singe ; des oiseaux volent au-dessus de la scène. Nous trouvons dans cette oeuvre tous les éléments du vocabulaire utilisé par le peintre, qu'Edith Greindl a parfaitement étudiés : les fruits, de taille différente, sont ronds. Leurs formes sont soulignées par de vives oppositions de lumière et d'ombre. Le peintre place également de fins branchages qui, en cassant la monotonie créée par ces juxtapositions de fruits, animent la composition. Comme dans bon nombre de ses oeuvres, il utilise les mêmes motifs, qu'il traite avec une palette aux tonalités brunes, ce qui accentue leur caractère austère. C'est sans doute pour cette raison que, du vivant même de van Utrecht, sa production était moins appréciée que celles, plus baroques, plus colorées et audacieuses, de ses contemporains Snyders ou Fyt.' in LAVALLEE Marie-Hélène, Peintures flamandes et hollandaises des XVIIe et XVIIIe siècles : Collections publiques de Franche-Comté, Paris, Edition de la Réunion des musées nationaux, 1998, p.174
Localisation
Besançon ; musée des beaux-arts et d'archéologie