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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineBat-l’eau à Vallière
Bat-l’eau à Vallière

Référence de la notice
M0810029326
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
21 février 2019
Date de mise à jour
30 novembre 2021
Rédacteur de la notice
ASTIER-DUMARTEAU Marie-Bénédicte ; CAMINO Luc
Crédits photographiques
© Christian Schryve
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
V.2014.1.1
Domaine
Titre
Bat-l’eau à Vallière
Auteur
Précisions sur l'auteur
Dinan, 1894 ; 1975
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Description du bien muséal
Matériaux et techniques
Mesures
H. 0,673 ; l. 0,824 m (cadre) ; H. 0,489 ; l. 0,637 m (vue)
Inscriptions
signé
Précisions sur les inscriptions
S.b.d. : X de Poret
Description
Le bat-l’eau est un sujet prisé des peintres de vénerie. L’animal fatigué par la course recherche un étang ou une rivière pour se rafraîchir et dissimuler son odeur aux chiens. Si ceux-ci l’y rejoignent et le voient « par corps », ils l’aboient depuis la rive tandis que les veneurs sonnent le « bat-l’eau ». Si l’animal demeure dans l’eau, un veneur tente de s’en approcher au moyen d’une barque et de le servir. Dans le cas présent, la meute s’est lancée dans l’eau à la suite du cerf. La scène se situe devant l’étang et le château de Vallière, sur la commune de Mortefontaine, à une dizaine de kilomètres de Senlis, dans le département de l'Oise. Construit en 1894 en style néogothique pour le duc de Gramont, les façades et toitures du château sont inscrites à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 29 octobre 1975. L'architecture extérieure reste conventionnelle et éclectique, conforme au goût de la bourgeoisie de la deuxième moitié du XIXe siècle. Le château offre une silhouette néogothique par ses volumes, avec des façades, baies, toitures et cheminées de style Renaissance inspirés des châteaux de la Loire, et plus particulièrement pour ses quatre tours d'angle de celui d'Azay-le-Rideau. Le parc, situé en lisière de la forêt d’Ermenonville, est un site classé depuis le 10 avril 1961. Ce dessin rend compte de ses talents de dessinateur et d’observateur de la nature. La construction de la composition repose sur une savante gradation des coups de crayon et sur l’usage de rehauts ponctuels de pastel. Le fond est préparé par des hachures ensuite estompées pour reproduire un ciel chargé qui a toujours eu la préférence de Poret sur l’azur uniforme. Le crayon est alors utilisé du plat de la mine, taillée longue, ou parfois grattée au canif pour se répandre en poudre sur le papier, tandis que l’instrument est utilisé par la pointe pour le sujet principal. La gomme permet de moduler davantage les fondus et les contrastes entre les blancs et les noirs. La couleur, à l’exception des touches ponctuelles de pastel, n’est pas la préoccupation essentielle de Xavier de Poret. Rares d’ailleurs sont les dessins où il respecte les rapports de la nature sur ce point. La prédominance est donnée aux teintes d’automne. Le souci majeur est de reproduire les êtres et les choses dans l’exactitude de leurs mouvements et de leurs formes. Au revers figure une esquisse préparatoire pour un dessin, Chiens couplés de l’équipage du Rallye Vallière, daté de 1935 et conservé au musée de la Vénerie de Senlis (don de l’artiste en 1936). L’attitude des deux chiens figurés au premier plan diffère légèrement, mais le reste de la meute est conforme à la composition finale.
Localisation
Senlis ; musée de la vénerie