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POP | Plateforme ouverte du patrimoineTête d'homme, parfois identifié avec Pierre Ier de Russie
Tête d'homme, parfois identifié avec Pierre Ier de Russie

Référence de la notice
M5037010777
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
22 février 2001
Date de mise à jour
23 février 2026
Crédits photographiques
© Hervé Lewandowski ; Réunion des musées nationaux - utilisation soumise à autorisation
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
RF 1319
Domaine
Dénomination
Titre
Tête d'homme, parfois identifié avec Pierre Ier de Russie
Précisions sur l'auteur
Paris, 1748 ; Nancy, 1821 ; femme ; Élève et bru d'Étienne Falconet, elle est connue comme portraitiste, proche des cercles philosophiques et artistiques de Diderot et de Catherine II.
Marie-Anne Collot entre dès lâge de 15 ans, à Paris, comme modèle dans l'atelier du sculpteur Jean-Baptiste II Lemoyne, qui eut une influence déterminante sur sa carrière de portraitiste, puis dans celui d'Étienne Falconet, proche de Diderot ; elle devint l'élève et la fidèle amie du sculpteur. Son jeune frère, lui, devient apprenti chez le libraire Le Breton, qui fut à lorigine de lEncyclopédie
Les premières uvres de Marie-Anne Collot sont des bustes de terre cuite d'amis de Falconet : Diderot, lacteur Préville en Sganarelle ou le prince Dimitri Alexeievich Galitzine, ambassadeur de Russie, dont beaucoup sont aujourdhui perdus. Tout le monde reconnaît dès lors son talent, son honnêteté et la vivacité de son esprit.
En octobre 1766, Falconet lui demande de venir avec lui à Saint-Pétersbourg (où celui-ci est invité par Catherine II de Russie , pour l'aider à réaliser une gigantesque statue équestre de Pierre Ier de Russie dite 'le Cavalier de bronze', qui lui demandera 12 années de travail. Marie Anne Collot réalisa le visage de Pierre le Grand d'après son masque mortuaire et divers portraits qu'elle trouva à Saint-Pétersbourg.
Elle profita de son séjour en Russie, pour faire également des portraits de personnages de la cour de Russie : on ne tarit pas déloges devant le talent dune sculpteu femmer (on navait le souvenir daucune autre), de plus âgée de... 18 ans ! En décembre de la même année, elle présente ses travaux devant l'Académie impériale des Beaux-Arts, où elle est élue le 20 janvier 176 7. La jeune femme dispose désormais dune confortable pension.
Toujours à la demande de Catherine II, elle réalisa le portrait de Falconet, aujourdhui au musée des Beaux-Arts de Nancy, et aussi, en 1772, un buste magistral de Diderot à la vue duquel, dit-on, Falconet brisa celui quil avait fait lui-même du philosophe : il se trouve aujourdhui au Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg. Puis vinrent des bustes dHenri IV, de Sully, de Voltaire, peut-être de d'Alembert (perdu ?) et plusieurs de lImpératrice en personne, du Grand-Duc Paul et de la Grande-Duchesse Nathalie, ainsi que des médaillons en marbre de personnages historiques ou présents à la Cou r: Pierre Ier, l'Impératrice Elizabeth et Lady Cathcart, épouse de l'ambassadeur d'Angleterre ; elle fera aussi un superbe buste de leur fille Mary. Falconet confie à sa protégée si douée pour les portraits la tâche difficile de la réalisation de la tête de Pierre le Grand pour la statue équestre à Saint-Pétersbourg. Elle se documente alors très sérieusement et soumet un projet qui comble daise tout le monde.
Elle épouse en 1777, à Saint-Pétersbourg, le peintre Pierre Etienne Falconet, fils du sculpteur. Une fille naît de cette union qui fut toutefois malheureuse et éphémère. Madame Falconet rentre en France en 1778, avec son bébé. En 1782, accueillie en Hollande par son amie la princesse Galitzine, elle exécute les bustes en marbre de Guillaume, prince dOrange, et de son épouse, la princesse Wilhelmine de Prusse. Elle renonce alors définitivement à la sculpture, se consacrant désormais à léducation de sa fille et aux soins apportés à son beau-père et maître tombé gravement malade, jusquen 1791, où il mourut. La Révolution bouleverse tout ce monde des artistes, des écrivains et des philosophes. Son maître, son mari, ses amis étant morts, Madame Falconet acheta en 1791 le domaine de Marimont (commune de Bourdonnay, Moselle), où elle se retira et mourut. Elle y est enterrée
Localisation
Paris ; musée du Louvre département des Sculptures