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POP | Plateforme ouverte du patrimoineRotonde ferroviaire
Rotonde ferroviaire





Référence de la notice
ACR0000777
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Label Architecture contemporaine remarquable
Date de création de la notice
4 août 2020
Date de dernière modification de la notice
25 avril 2023
Rédacteur de la notice
Mathiotte Olivier ; Noyer-Duplaix Léo
Désignation de l'édifice
Titre courant
Rotonde ferroviaire
Producteur
Label Architecture contemporaine remarquable
Dénomination de l'édifice
génie civil ; ensemble du génie civil ; gare de triage
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Île-de-France ; Val-de-Marne (94) ; Villeneuve-Saint-Georges ; 14 vieux chemin de Paris
Adresse de l'édifice
Paris (vieux chemin) 14
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Siècle de campagne secondaire de construction
20e siècle
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1947 ; 1948
Description historique
Le réseau ferroviaire français ayant subi d’intenses bombardements pendant la Seconde guerre mondiale, la SNCF décide à la Libération de reconstruire et moderniser une partie de ses équipements. Parmi ceux-ci figurent les remises de locomotives à vapeur, vastes entrepôts de plan circulaire ou rectangulaire implantés sur d’importants nœuds ferroviaires, qui permettent d’abriter et réparer ces véhicules. En octobre 1944, Bernard Laffaille est mandaté par la SNCF pour concevoir ces bâtiments en lien avec les services de la société ferroviaire, notamment la Division des Bâtiments, dirigée par l’architecte Paul Peirani, et la Division des Ouvrages d’Art, à la tête de laquelle se trouve l’ingénieur Roger Vallette. Bernard Laffaille réalise alors un projet type en forme de rotonde qui sera mis en œuvre pour la première fois à Avignon, au cours d’un chantier de quelques mois seulement, entre avril et octobre 1946. Sur l’important complexe ferroviaire que constitue la gare de triage de Villeneuve-Saint – Georges, nœud essentiel au trafic aux abords de la métropole parisienne sur les voies du sudest français, une remise à locomotives en forme de rotonde, construite par la compagnie PLM vers 1919-1920 probablement, existe encore en 1945. Cet ancien dépôt ne satisfaisant plus aux nouvelles exigences de la SNCF, et qui peut-être avait subi d’importants dommages lors des bombardements alliés opérés sur la gare de triage en avril 1944, il est décidé d’édifier une nouvelle rotonde selon les plans de Laffaille à quelques centaines de mètres au nord, sur un terrain alors vierge de toute construction. En 1946, un marché est conclu avec l’entrepreneur Sainrapt et Brice, une société qui est alors dans la tourmente suite au procès touchant uniquement son directeur, pour collaboration économique avec l’ennemi pendant la guerre. Bernard Laffaille avait déjà travaillé avec Sainrapt et Brice en 1932-1933, l’entreprise se charge de l’essentiel des travaux de gros-œuvre de la rotonde. Les premiers terrassements ont déjà eu lieu le 16 mars 1947, alors que des plans sont approuvés par la SNCF le 20 mars 1947. Il semble que des modifications aient été apportées au projet initial dans le courant de l’année 1947, le plan de type P prévu à l’origine étant en grande partie réadapté, ce qui suscite un retard dans le chantier dû notamment à la révision des fondations. Les travaux sont en cours en septembre 1947 et s’achèvent probablement en 1948. L’aménagement des voies ferrées conduisant à la rotonde est réalisé vers 1949-1950, alors que disparaît l’ancienne rotonde PLM. Vers 1950, une partie de la rotonde est adaptée pour remiser également les locomotives électriques, une modification qui sera plus tard opérée sur la totalité du bâtiment et assurera sa pérennité jusqu’à nos jours, le bâtiment étant toujours en activité.