Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineChantiers navals
Chantiers navals


Référence de la notice
ACR0001336
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Label Architecture contemporaine remarquable
Date de création de la notice
4 août 2020
Date de dernière modification de la notice
15 février 2022
Rédacteur de la notice
Roy Eve
Désignation de l'édifice
Titre courant
Chantiers navals
Producteur
Label Architecture contemporaine remarquable
Dénomination de l'édifice
architecture industrielle ; ensemble industriel ; ensemble de construction mécanique ; ensemble de construction navale
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Provence-Alpes-Côte d'Azur ; Bouches-du-Rhône (13) ; La Ciotat ; 46 quai François-Mitterrand ; 61 avenue Victor-Giraud
Adresse de l'édifice
François-Mitterrand (quai) 46 ; Victor-Giraud (avenue) 61
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Siècle de campagne secondaire de construction
20e siècle
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1950 ; 1959
Description historique
Le premier bassin de radoub fut construit à La Ciotat entre 1866 et 1869, afin de réparer et d'entretenir les bateaux, qui atteignent alors environ 100
m de long. Ce bassin fut agrandi une première fois en 1889, car la taille des navires atteignait alors 150 m. C'est sur ce site déjà actif que naquirent
les chantiers navals de La Ciotat lorsque, en 1916, un acte de cession-location fut passé par la Compagnie des Messageries Maritimes pour ses
ateliers et chantiers de La Ciotat. Une nouvelle société fut créée, dite Société Provençale de Constructions navales (S.P.C.N.).
En 1920, les chantiers accueillaient 2 300 ouvriers et s'étendaient sur près de 140 000 m2, dont 34 000 couverts en ateliers et 9 000 en bureaux et
magasins. Dans les années 1930 et 1940, avec les différents changements de gouvernements et les conflits politiques, les chantiers souffrirent de
la perte du monopole postal, et d'un manque d'entretien qui conduisit, dans les années 1950, à la nécessité de faire des travaux, et d'ajouter des
grues de 90 et 120 tonnes à celle, déjà en place, de 20 tonnes. Avec ses deux cales et ses engins de levage, le chantier était alors au sommet de la
modernité et de l'efficacité. L'accroissement des tonnages, lié au développement du transport de gaz et de pétrole, conduisit à entreprendre la
construction d'un nouveau chantier à la fin des années 1950. Les années 1960 à 1970 virent l'apogée du chantier, avec la naissance de la "grande
forme de construction", pour les très grands tonnages, équipée d’une grue de 250 tonnes et de deux portiques de 500 et 660 tonnes. A partir de
1979, cette euphorie constructive prit fin, et les chantiers reprirent leur activité de réparation navale.
En 1987, la quasi totalité des derniers grands chantiers fermait : Dunkerque, Nantes, La Seyne et La Ciotat, à quelques mois d’intervalles. Depuis
1994, le site, toujours voué à un usage maritime, s’est orienté vers la navigation de plaisance.