Commentaire descriptif de l'édifice
Influencé par les cabanes ostréicoles construites en bois dans le souci d’économie de moyens mais aussi par les bergeries landaises implantées dans leur airial et les fermes finlandaises couvertes de chaume, Pierre Lajus imagine cette paillotte en 1979, telle une hutte. Il met à profit son expérience en Guinée sur la brande ainsi que celle autour de la Girolle qu’il a conçue en 1966 et dont 700 modèles sont réalisés en Aquitaine jusqu’au milieu des années 1980. Positionnée au bord d’une craste2 sur une parcelle de 765m², la maison présente une pente marquée. A partir d’une charpente en pin des Landes, elle est couverte de panneaux de brande tressée de Captieux (40) posés sur une sous toiture ventilée en tôles d’amiante-ciment. Grâce à des plots maçonnés et des pilotis en béton qui portent son plancher, elle limite son impact sur la topographie. En dessous est aménagé un sous-sol fermé de 10m² sous forme de cave. De plan allongé, la surface de la paillotte est de 96m² habitables dont 48m² en rez-de-chaussée. Entourée d’une galerie en platelage de bois protégée par les avancées de toitures, la paillotte, lieu de villégiature, invite à la vie à l’extérieur. Cette galerie est prolongée par une terrasse exposée au Sud-Est, ouverte sur la craste. Devant les baies en double vitrage, des panneaux coulissants font office de volets. L’espace traversant du rez-de-chaussée favorise la vie conviviale autour de la cuisine, du coin repas et du salon et donne à profiter de la forêt de pins environnante de même que l’arrière fond vitré placé derrière le poêle norvégien Jøtul, d’origine. L’exiguïté de la surface au sol est compensée par la précision et la rationalité des aménagements, la cuisine en particulier, exemple d’ergonomie. A l’étage, sous la charpente apparente, quatre chambres et une salle d’eau sont desservies par un couloir latéral. Si des châssis de toit éclairent la majorité des pièces, grâce aux cloisons non jointives qui bordent le couloir, de la lumière en second jour leur est apportée. L’optimisation de l’espace est obtenue par le mobilier dessiné par l’architecte : lits superposés en équerre sur le modèle du chalet de Barèges sous lesquels est glissée une penderie, caisson de rangement au sol sur la périphérie des chambres sous le rampant, … Le dessin en coupe, très précis, permet d’octroyer douze couchages à la maison.