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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinegroupe scolaire Léon-Blum
groupe scolaire Léon-Blum






Référence de la notice
ACR0001760
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Label Architecture contemporaine remarquable
Date de création de la notice
14 avril 2023
Date de dernière modification de la notice
14 avril 2023
Rédacteur de la notice
Girard Laura ; Marciano Florence
Désignation de l'édifice
Titre courant
groupe scolaire Léon-Blum
Producteur
Label Architecture contemporaine remarquable
Dénomination de l'édifice
architecture scolaire ; édifice scolaire ; école ; groupe scolaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Pyrénées-Orientales (66) ; Perpignan ; 21, avenue du Docteur-Schweitzer
Adresse de l'édifice
Docteur-Schweitzer (avenue du) 21
Références cadastrales
CM 70 ; 71
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Siècle de campagne secondaire de construction
20e siècle
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1952 ; 1955
Auteur de l'édifice
Description historique
L’école du Haut-Vernet avait été projetée en 1935 par Louis Trénet (1886-1955), important architecte de Perpignan de cette période ; un dessin montre une école monumentale Art-Déco, avec une entrée double dans le pan coupé, probablement sur ce terrain. Elle est finalement construite en 1955 dans ce quartier résidentiel, en plein développement depuis la guerre, occupé essentiellement par de petites villas. Elle est une commande unique. Les dessins sont dressés par H. Marty, qui appartient aux services de projets de la ville. En l’absence de dossier aux archives municipales et départementales, nous n’avons pas d’historique et un seul plan signé H. Marty. Deux ans plus tard, en 1957, la ville de Perpignan lance un programme de 5 groupes scolaires construits par l’architecte coordinateur Henri Martin (un architecte parisien) et l’architecte local Georges David, selon le principe des commandes groupées. Un de ces groupes (Victor-Hugo) est situé au nord de la Têt, dans ce même quartier du Moyen-Vernet, Il est programmé à côté de H.L.M. présentés sur le plan comme H.L.M. « des rapatriés » (Cité HLM Diaz), plan qui prévoit également une extension de ces immeubles (ce groupe scolaire a été réhabilité depuis et la cité HLM détruite). Les autres groupes scolaires sont Saint-Assiscle (d’Alembert I et II), les Haras (Jean-Zay-Marie-Curie), La Lunette (Anatole-France) et la Garrigole (aujourd’hui transformé en collège). D’autres équipements scolaires viendront compléter les deux groupes scolaires.
Description de l'édifice
Commentaire descriptif de l'édifice
Sur un grand terrain trapézoïdal irrégulier, l’école se développe en façade du terrain, côté rue, en deux ailes disposées en L très ouvert. Cette disposition sépare nettement l’école de filles de celle des garçons. L’architecte installe au centre le pavillon d’entrée arrondi, commun aux deux écoles, dans une disposition encore monumentale. Ce pavillon central n’est pas à l’angle de deux voies, mais il est légèrement décalé, quoique dans un espace dégagé, donc visible depuis la rue Jean-Goujon. Devant l’aile est se trouve un espace de parterres de gazon. Le pavillon central comprend une petite avancée. Dans l’angle même, une travée aveugle est surmontée du nom du groupe scolaire sous une frise décorative de briques, et au-dessus, une horloge. Puis, de part et d’autre se trouvent les entrées des écoles sous un auvent soutenu par des colonnes recouvertes de briques vernissées. L’ensemble est souligné par un soubassement en pierre. Les marches sont encadrées d’une murette traitée elle aussi en briques vernissées, comme le large appui du mur de l’auvent, qui peut servir de banc pour attendre les élèves. La loge du concierge à l’arrière surveille les deux entrées. On accède ensuite au bureau de direction, à la cage d’escalier des appartements de l’étage, au réfectoire commun aux deux ailes puis sur le côté, au vaste préau qui ouvre sur la cour. Les deux ailes sont rigoureusement symétriques et se déploient sur deux étages. Quatre classes se succèdent le long du couloir donnant en façade, chaque extrémité de l’aile abritant une classe-atelier (travail manuel pour les garçons, couture pour les filles) et la cage d’escalier menant à l’étage. Deux entrées secondaires se trouvent en bout d’aile, avec une façade quasi-aveugle ; la cage d’escalier est éclairée par des fenêtres dans l’angle, traité en biseau. La distribution est la même à l’étage. Aujourd’hui, la disposition des pièces a changé puisque l’école des filles est devenu une école maternelle, nécessitant des aménagements (dortoir, tisanerie, sanitaires) alors que l’école des garçons est devenue une école mixte. Par ailleurs l’espace des deux appartements a été récupéré pour l’école. Les travées de fenêtres sont significatives de l’usage des pièces : dans le pavillon central, on repère celle des bureaux et de la cage d’escalier, suivies par une série de deux fois trois fenestrons carrés des préaux. Ensuite, dans les ailes, on trouve quatre fois quatre séries de fenêtres correspondant à l’éclairage du couloir mais aussi à celui en second jour des salles de classes. Ces séries sont séparées par des potelets carrés et soulignées par un cadre de béton débordant. Une légère incision dans l’enduit de la façade crée un dessin de grands carreaux autour des fenêtres. Côté cour, on retrouve exactement la même disposition de bandeaux de fenêtres par 4 rythmant la façade, plus hautes pour garantir l’ensoleillement et la luminosité des classes. Côté filles, une porte ouvre les classes directement sur la cour (disposition postérieure, datant de la transformation en école maternelle?). L’école Léon-Blum appartient à cette génération d’écoles post-réglement de 1952 instaurant une trame obligatoire dans les plans d’école. On en construit beaucoup dans ces années et les architectes n’ont pas une grande liberté dans leurs plans. Ici, H. Marty peut traiter le pavillon central comme un élément monumental qui porte tout le décor. La brique vernissée est un rappel à un matériau traditionnel et local, tandis que le reste de l’école obéit à la trame. Mais l’architecte sait cependant animer cette façade très rationaliste par la disposition des ouvertures et quelques éléments simples. Une corniche lisse et un toit à croupe recouvert de tuiles plates facilitent l’intégration de l’école dans le paysage urbain. Aujourd’hui, les deux préaux ont été fermés. SOURCES : Ville de Perpignan. Archives des services techniques ; Division travaux et maintenant Patrimoine scolaire.
Date de l'enquête ou du récolement
2020
Statut juridique, intérêt, protection et label
Date de label
2023
Statut juridique
Statut juridique du propriétaire
public
Références documentaires
Cadre de l'étude

Référence de la notice
ACR0001760
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Label Architecture contemporaine remarquable
Date de création de la notice
14 avril 2023
Date de dernière modification de la notice
14 avril 2023
Rédacteur de la notice
Girard Laura ; Marciano Florence
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