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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineGroupe scolaire Jean Jaurès
Groupe scolaire Jean Jaurès

Référence de la notice
ACR0001769
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Label Architecture contemporaine remarquable
Date de création de la notice
24 avril 2023
Date de dernière modification de la notice
24 avril 2023
Désignation de l'édifice
Titre courant
Groupe scolaire Jean Jaurès
Producteur
Label Architecture contemporaine remarquable
Dénomination de l'édifice
architecture scolaire ; édifice scolaire ; école ; groupe scolaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Haute-Garonne (31) ; Toulouse ; 60 avenue de Frizac
Adresse de l'édifice
Frizac (avenue de) 60
Références cadastrales
814 AD 80 ; 81 ; 82
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Siècle de campagne secondaire de construction
20e siècle
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1927 ; 1929
Description historique
Après les lois Jules Ferry de 1881, 1882 et 1886, de nombreuses écoles sont construites dans les quartiers toulousains, centraux, de faubourgs et proches de la campagne, telles que l’école du Pont-des-Demoiselles (1899), l’école de Saint-Simon (1899). Sous les différentes municipalités, devant l’accroissement constant de la population et ses effectifs scolaires, plusieurs campagnes de construction scolaire sont conduites. Sous la municipalité de Paul Feuga, avec l’architecte en chef de la ville Jules Milloz, trois groupes scolaires sont réalisés dans l’après-guerre concrétisant des projets initiés au début des années 1910. Ainsi, par délibération du 14 décembre 1921, le Conseil Municipal approuve un projet de construction de trois groupes scolaires au Busca, à Matabiau et à Croix-Daurade. Toutefois, plusieurs années s’écoulent avant leur mise en chantier autour de 1924-1925 puis leur livraison sous la mandature suivante, d’Etienne Billières. Jules Jean Milloz (ou Milhoz), né le 21 mai 1876 d’un père ébéniste, suit des études artistiques à l’école des Beaux-arts de Toulouse, qu’il poursuit à l’ENSBA à Paris dans l’atelier de Patrice Bonnet et Léon Jaussely, grâce à une bourse municipale (grand prix municipal en 1898). Rentré à Toulouse, il devient en 1906 l’adjoint de Joseph Galinier, au service d’architecture de la ville de Toulouse. A partir de 1912, il devient architecte en chef de la ville de Toulouse. Jean Montariol devient son adjoint en 1927. Jules Milloz prend sa retraite quelques années avant sa mort en janvier 1939. Ce nouveau groupe scolaire regroupait l’école des garçons, alors installée dans une maison louée depuis 1890 au 8 chemin du Busca, l’école des filles et l’école maternelle, qui occupaient le 41 rue des Trente – Six-Ponts. Le quartier du Busca s’urbanise progressivement dans les dernières décennies du XIXe siècle et plus intensément au début du XXe siècle rendant nécessaire la construction d’une nouvelle école. Un terrain de 2000 m² situé à l’angle de l’avenue de Frizac et de l’actuelle rue Léo-Lagrange est acheté à l’atelier Saint-Eloi en 1919. Les plans du projet sont approuvés en décembre 1921, le procès-verbal d’adjudication est enregistré le 18 juillet 1924. L’exécution des travaux est confiée à MM. Badia frères pour les terrassements, la maçonnerie et les pavages, à la Société « Les Charpentiers Toulousains » pour la charpente, à M. Puecli pour la couverture et la zinguerie, à M. Vaillant pour la plâtrerie, à M. Batiste pour la menuiserie et la quincaillerie, à MM. Jean Louis frères pour la peinture et la vitrerie, à M. Baccalerie pour la ferronnerie et la serrurerie. L’école maternelle est inaugurée en 1929 puis l’école des filles en 1931. En juin 1948, le conseil municipal décide de se porter acquéreur de la parcelle mitoyenne à l’école, située au 19 de l’avenue Frizac, appartenant à Félix Bastide, oiselier. Ce dernier élève et vend des perruches ondulées sur tout le continent européen et s’oppose fermement à la cession de son terrain. Le projet d’extension dessiné par Jean Montariol estalors ajourné. De nouvelles classes sont aménagées dans l’existant le temps du contentieux. Il est possible que les préaux de l’école de garçons aient été fermés pour les transformer en salles de classe. Les photographies aériennes des années 1950 ne montrent pas d’ajout de bâtiment dans la cour de récréation. La mairie acquiert en juin 1953 un terrain de 280 m² au numéro 5 de la rue d’Auriol afin d’agrandir l’école maternelle. L’urbanisation du quartier se poursuit et accueille plusieurs immeubles collectifs, augmentant les effectifs scolaires. La ville exproprie les propriétaires des parcelles sur la rue Sainte-Philomène afin d’agrandir la surface à bâtir. Les recours juridiques retardent le projet. Les bâtiments existants sont démolis en 1965 et un bâtiment contenant un préau, des toilettes et un logement de fonction sont construits. Un projet d’envergure daté d’avril 1967 prévoyait la construction d’un bâtiment sur trois niveaux comprenant douze salles de classe, une cantine et un centre médico-social. Il n’est pas réalisé. Huit classes préfabriquées et un réfectoire sont installés sur le terrain disponible avenue de Frizac. En mars 1990, un projet d’agrandissement de six salles de classe, une salle informatique et une cantine de 180 élèves est décidé. Il est en service pour la rentrée de 1993.