Commentaire descriptif de l'édifice
La chapelle du Mont Lozère se situe sur l’ancienne commune du Mas d’Orcières, à 1700 m d’altitude, à proximité de la station de ski du Bleymard, sur le sommet du Mont Finiels. Elle est composée de deux triangles accolés. L’un, plus bas, abrite le porche placé à l’est, l’autre est un vaisseau unique orienté nord-sud. Tournée vers le nord, une haute façade triangulaire est protégée par un large débord de toiture. Celle-ci comporte une charpente en bois à très forte pente qui descend jusqu’au sol, les murs sont en schiste et la couverture en lauzes. Le seul mur est situé face au nord. L’intérieur d’une grande sobriété est éclairé par d’étroites et hautes fenêtres de béton et de verre colorés. Des verres colorés percent également la maçonnerie de schiste de part et d’autre de l’autel dans les espaces latéraux triangulaires, ces verres semblent avoir été rajoutés après coup. Les plans, datés de juillet 1967, prévoient un espace extérieur devant la façade nord, avec un autel réservé aux célébrations en plein air. Cet édifice n’a jamais été complétement achevé pour l’aménagement extérieur. Un clocher était également prévu mais n’a pas été édifié.
Les vitraux ont été réalisés par l’atelier Balayn de Loriol (Drôme). Dans une lettre du maître-verrier à l’évêque, Jean-Marie Balayn indique la signification des vitraux, posés en décembre 1968. « Dans le tympan de la porte extérieure, j’ai évoqué par le graphisme, la Jérusalem Céleste. Dans la porte intérieure, les trois tâches colorées représentent la Trinité. Les lancettes évoquent la marche du Peuple de Dieu à travers le désert, avec des oasis de verdure et de ruisseaux par intermittence. Avant tout, j’ai cherché à créer un climat d’élévation et de prière, sans trop attirer les regards. ». Jean-Marie Balayn a réalisé des verrières dans plusieurs églises et couvents de la région (Palavas-les-Flots ND de la Route et Montpellier Jeanne d’Arc en 1961, Mende chapelle de la Providence 1974).