Typologie de la couverture
toit à longs pans ; toit à l'impériale ; noue ; pignon couvert ; pignon découvert
Commentaire descriptif de l'édifice
Plan en croix latine, lambris de couvrement, clocher latéral, sacristie à étage, chevet plat.L’église de Saint-Gilles est en croix latine orientée. Elle a été remaniée à diverses périodes et en particulier au XVIème siècle. De cette époque, on observe une porte en arc brisé à colonnettes à l’intérieur du clocher-porche (construit au XIXème), ainsi que le mur-pignon Ouest. Le pignon est à crossettes (lions) et crochets (végétaux) et fleuron terminal. La porte est en anse de panier dans une archivolte en arc brisé encadrée de pinacles ; les piédroits sont en colonnettes prismatiques, à base en bouteille. Au dessus de la porte se superposent une fenêtre très étroite et un oculus ; entre les deux se trouve une pierre armoriée (fleur de lys exclusivement). A l’intérieur, la nef est surmontée d’entraits à engoulant. Les chapelles latérales renferment deux retables en bois peint, datés 1660 et 1661 ; ces pièces de mobilier sont classées « monuments historiques » et constituent le seul élément intéressant du mobilier du l’église de Saint-Gilles.(Jean-Yves Desdoigts, Pré-inventaire, 1975)L’église paroissiale de Saint-Gilles présente un plan en croix latine. Une nef de 20m de long dessert deux bras de transepts qui abritent des chapelles latérales. L’accès à l’intérieur se fait par un porche d’entrée surmonté d’un clocher, situé au niveau de la façade méridionale. Le chœur se termine à l’est par un chevet plat qui comporte une sacristie à l'étage. Le portail occidental est l’élément architectural le plus représentatif des constructions du 15e siècle. La façade comporte deux contreforts d’angle en granit. Ces deux éléments soutiennent deux lions assis servant de pierre d’amortissement au rampant orné de sculptures. Le portail occidental est composé d’une porte en arc en plein cintre surbaissé à double rouleau. Elle est encadrée par un grand arc brisé à triple rouleau soutenu par des piédroits en colonnettes prismatiques. Les moulurations de la voussure sont sculptées d’une guirlande végétale et de choux frisés ainsi que d’un visage d’homme barbu et sont bordé de deux pinacles et d’un fleuron. Au dessus de la porte, une petite ouverture rectangulaire et un œil-de-bœuf encadre un écusson en bannière aux armes de Saint-Gilles, composées d'un semis de fleur de lys. La façade sud présente une porte en arc en anse de panier à double rouleau, encadré d’un arc en plein cintre à voussoirs passants, construit en pierre locale, le poudingue de Montfort. Devant cette porte, ont été placés les anciens fonts baptismaux à deux bassins en granite. Ce portail est intégré dans une tour-porche de plan carré avec un toit à l'impériale. Huit abats-sons à croupes sont visibles, deux sur chaque face. Le tout est surmonté d’un lanternon qui porte un épi de faitage en forme de croix. Cette tour-clocher est percée de trois petites ouvertures rectangulaires. La façade méridionale présente également des sablières sculptées. Le chevet plat, est ouvert par deux travées sur deux niveaux surplombées par un œil-de-bœuf. Les ouvertures du premier niveau sont semi-circulaires et se retrouvent sur les murs nord et sud. Le deuxième niveau est composé de deux fenêtres rectangulaires avec des encadrements de briques rouges et des linteaux en granit. L’ensemble de l’édifice est couvert par un toit d'ardoise à longs pans et coyau.La nef est traversée par des entraits à engoulant. Les poutres longitudinales sont moulurées à leurs extrémités en figures animalières ou monstrueuses. Elles sont surplombée par une grande voute en berceau lambrissée.Du mobilier ancien, il ne reste qu’une tribune d’orgue, de style néogothique. Ainsi que deux retables situés dans les chapelles latérales. Ils sont en bois peint et ont été réalisé en 1840. Les dates portées (1660 et 1661) correspondent à des éléments réemployés. Une croix en granit remarquable du 15e siècle, classée Monument Historique, ainsi qu’un monument aux morts prennent place devant la façade sud. Ce dernier comporte la statue d’une paysanne portant la coiffe Polka du Pays de Rennes, due au sculpteur de Montfort Emmanuel Guérin. (Bénédicte Bontemps, étude topographique, 2018)