Description historique
Le moulin serait mentionné en 1435, et appartiendrait à la fin du 16e siècle à la famille Perrenot de Granvelle. En 1809, il compte cinq tournants, dont un pour le blé, un pour le seigle et l’orge, un pour l’avoine. En 1813, l’établissement hydraulique appartient à la veuve de Noël Fleur, propriétaire de l’usine métallurgique située sur la rive gauche de la Loue (IA00014536). En 1855, Jules Vautherin, directeur de l’usine métallurgique, vend le moulin pour moitié à François Maximin Mercier et à François Xavier Tisserand, maîtres de forges à Chenecey-Buillon (IA25001595).En 1860, le moulin comprend six paires de meules actionnées par six roues hydrauliques abritées dans le bâtiment nord, et une scierie et une ribe dans un bâtiment construit parallèlement, au sud. L’usine est agrandie en 1861, et son régime hydraulique est réglementé par l'arrêté préfectoral du 6 octobre 1862. Elle se compose alors de six paires de meules, d’une scierie (une scie verticale et circulaire) et d’une "ribe ou moulin à foulon", l’ensemble étant mis en jeu par huit roues hydrauliques en-dessous. En 1882, François Félix Vuillaume acquiert le moulin, dont la "consistance" est toujours la même.Il est acheté en 1901 par Gabriel Théodore Saint-Loup, qui y implante une petite centrale hydroélectrique, équipée d’une turbine de 75 chevaux. Exploitée sous le nom de "Société électrique de la Haute Loue", elle s’engage en 1903 et 1904 à fournir l’éclairage électrique et la force motrice à neuf communes voisines. L’établissement poursuit cependant son activité de meunerie. En 1906 ou 1907, G. Saint-Loup cède sa société à Anatole Tarby, associé à Adolphe Parrot, qui fonde la société Parrot-Tarby. L’usine bénéficie d’un nouveau règlement d’eau, précisé dans l’arrêté préfectoral du 14 mai 1909.L’usine hydroélectrique est modernisée vers 1930, vraisemblablement par Victor Marie Ernest Tarby. Elle cesse de vendre son électricité à des particuliers à cette époque. En 1972, Victor Tarby, fils d’Ernest, arrête l’activité de meunerie (broyage de céréales secondaires pour le bétail). Trois turbines étaient en place. L’une, de marque Singrün (type Francis) et d’une puissance de 75 chevaux, servait à produire de l’électricité. D’une puissance de 33 chevaux, la seconde turbine, également du fabricant Singrün, actionnait les appareils de mouture. La troisième turbine desservait le pétrin de la boulangerie.Les bâtiments sont achetés en 1978 par un particulier qui réhabilite peu après le logement du moulin. En 1981, il installe une dynamo couplée à la turbine de 33 chevaux, avant de la remplacer l’année suivante par un alternateur. Une nouvelle turbine de type Kaplan de 1,80 m de diamètre est mise en place en 1986. Elle est remplacée en 1999 par une turbine Kaplan des Ateliers Mécaniques de Rodez, de 2,20 m de diamètre, qui produit annuellement entre 1,3 et 1,5 million de kWh sous une chute de 2,50 mètres.