Description historique
Résumé. Construction entre 1635 et 1677 ; à l'emplacement d'un édifice du début du 17e ; reconstruction du clocher et de la façade entre 1740 et 1749 par Etienne Giral, maître des ouvrages royaux de la ville et sénéchaussée de Montpellier, après l'effondrement de cette partie de l'édifice en 1738.Avant le XVIIème siècle, une ancienne église paroissiale Saint-Pierre se trouvait hors de Gignac, mentionnée dès 1096 (Cartulaire d'Aniane). Remplacée en 1397, elle fut ruinée en 1573. De Laurès en donne une brève description (Cf. ANNEXES, V) (DOC. I, De Laurès, p. 172-173 et LUTTSANG, p. 22-23). Elle fut ruinée en 1573 par les Religionnaires. Les Consuls décidèrent en 1603 de construire une nouvelle église paroissiale, mais au centre de la ville ""au lieu de la Camarerie"" (Camérier religieux de l'abbaye d'Aniane, seigneur en partie de Gignac).Les habitants participèrent à la construction par leurs dons d'argent et leur propre travail ; en 1608-1609, les Consuls délibèrent sur le financement des travaux de reconstruction; en 1612, un règlement intervient pour la ""construction de la grande ovalle qui est sur la porte de la grande église Saint Pierre. Le maître-autel est mis en place en 1609. (DOC. I, A, A.D. 34, D D 22-23 et LUTHARD, la reconstruction, p. 274-278, ainsi que De Laurès, p. 241-243) (Cf. ANNEXES, Vl).En 1621, les travaux furent interrompus ou l'église en partie détruite. Une visite de Clément de Bonsy, de 1635, nous apprend qu'on la ""rédifie de nouveau..., (qu') il n'y a point encores de grand autel n'y d'autres autels aux chapelles qui sont déjà votées, la nef est partie votée. Il y a 4 chapelles votées et reste à faire la voûte de devant et la fassiade et 2 autres chapelles et la sacristie encores quy estait autres foys dans le choeur, au costé de l'Eppistre"" (Cf. DOC III, Segondy, les églises, p. 569).L'église ne fut achevée qu'en 1677 comme l'indique l'auteur anonyme du manuscrit du XVIIIème siècle (DOC. I, 2, Anonyme, Mémoire sur Gignac, p. 74-80), mais d'autres travaux eurent encore lieu puisqu'on lit les dates 1706 et 1721 aux arcades de deux chapelles. La construction des Ponts Baptismaux date de 1710 à 1713 (DOC. I, 1, D D 18). Le 7 décembre 1738, tandis que les fidèles assistaient à un office la haute tour du clocher s'effondrait, entraînant dans sa chûte une fartie de la voûte et provoquant la mort d'une centaine de personnes DOC. I, 1, De Laurès, p. 295 et ch. V, ANNEXES, VIIl). La reconstruction de la tour fut aussitôt décidée, mais à droite de l'entrée. La façade fut en même temps entièrement refaite, les travaux furent confiés à Etienne Giral, architecte, maître des ouvrages royaux de la ville et Sénéchaussée de Montpellier et l'adjudication échut à Pulcrand VERNET, de Jonquières.Les travaux de reconstruction de l'église ont duré de 1740 à 1749 (Cf. DOC, 1, D D 19» 21, 22, 23 - DOC. II, Documents de référence et ANNEXES, VIII, ainsi que le Chapitre Illustrations ; plans de Giral.)La petite place devant l'église date de la même époque, les maisons détruites par l'effondrement du clocher n'ayant pas été reconstruites (DOC. I, 1, D D 21).