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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune de Manom
présentation de la commune de Manom

Référence de la notice
IA00062721
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
6 septembre 1990
Date de dernière modification de la notice
21 septembre 2020
Rédacteur de la notice
Leroy Mélanie
Mentions légales
© Région Lorraine - Inventaire général ; © Communauté d'Agglomération - Portes de France - Thionville
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune de Manom
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Grand Est ; Moselle (57) ; Manom
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Lorraine
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Portes de France - Thionville
Canton
Yutz
Historique de l'édifice
Description historique
Les découvertes archéologiques des 19e et 20e siècles attestent de l'ancienneté et de la pérennité de l'occupation du Manom (matériel de l'Age du Bronze et de l'Age du Fer ; portion de voie romaine et aqueduc, objets mérovingiens). Le nom de Manom est mentionné pour la première fois en 1050. Elle dépend de la seigneurie de Meilbourg. En 1106, Guillaume de Scura, seigneur Lagrange possède les deux tiers du ban manomois ; le seigneur de Meilberg, le tiers côté Moselle ; les seigneurs de Berg et Cattenom quelques terres. En 1341, les bans de Manom et de Garche qui n'en forment qu'un, sont séparés. Manom appartient successivement au comté (puis duché) de Luxembourg (1354 à 1462) aux ducs de Bourgogne (1462 à 1477), puis aux Habsbourg avant d'être rattachée à la France en 1648. En 1467, la seigneurie de Lagrange ne dépend plus de celle de Meilbourg, elle est seigneurie à part entière. A l'issue de la Guerre de Trente Ans, Manom est en ruines. En 1701, la famille Gomé des Hazards acquiert le domaine de Lagrange et y fait reconstruire le château (actuel). En 1728, M. Souris fonde la brasserie (fermée en 1930). Les possessions des Meilbourg passent successivement aux mains des familles de Lagrange, Gévigny, Fouquet, Béva puis Bertier. De 1871 à 1918, Manom est annexée au Reich. Au début du 20e siècle, comme toute la région, Manom connaît un important développement industriel notamment avec le développement du chemin de fer et l'installation des usines Scholtès (300 employés en 1932) et Fringant. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Manom subit l'Occupation et est rattachée à Thionville. Dès les années 1950, la commune entre dans une phase d'expansion avec la construction de lotissements (derrière le cimetière en 1954 ; rue de la Paix en 1962). Dans les années 1980, la population se voit augmenter de 30% en 3 ans, avec la construction du lotissement Auf Laur (lancée par EDF, pour les besoins de la construction de la centrale de Cattenom en 1982 ; 3 phases). Une petite zone artisanale se développe également (à l'ouest). En 1985, l'entreprise Scholtès dépose le bilan et entre dans le groupe italien Indésit-Merloni en 1989. Celui-ci quitte Manom en 2007. Le site, renommé ZAC de l'Emaillerie, est actuellement en cours de restructuration par l'EPFL. Récemment, les lotissements de Maison Rouge et Les Etangs sont construits.