Commentaire concernant la datation
daté par source ; daté par source ; daté par travaux historiques ; daté par travaux historiques ; daté par source ; daté par source ; daté par travaux historiques ; daté par travaux historiques
Commentaire concernant l'attribution de l'édifice
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Description historique
Issu d'une dynastie de constructeurs honfleurais, Augustin Normand achète en 1816 le chantier Sence et y met au point pendant un demi siècle des navires à vapeur, en fer et à hélices, des steamers marchands et des canots de sauvetage, ainsi que le dock flottant du bassin de la Barre en 1843. Le chantier Normand occupe deux vastes terrains nus, à l'ouest de la rue du Perrey, la construction se faisant en plein air ou sous de hangars en planches provisoires. Quelques hangars étroits abritent les ateliers de corderie, mais on y construit un très vaste et long bâtiment en maçonnerie, couvert d'un toit à croupe entre 1838 et 1843. En 1858, sont construits une forge et une scierie mécanique à machines à vapeur et un atelier de charpente. L'ingénieur Benjamin Normand se consacre à la mise au point de la machine à vapeur à expansion multiple en transformant en 1860 la machine oscillante du FURET, petit navire en fer et à roues construit par son père pour le transport fluvial des passagers, et en la combinant avec une chaudière locomobile, ce qui permet de substantielles économies de consommation. En 1865, les chantiers comprennent de vastes ateliers sur la rue du Perrey et alignent sur la plage huit hangars en charpente essentés de planches, abritant les cales de construction d'où partent les rails de lancement.En 1871, Jacques Augustin-Normand établit le prototype des pilotes havrais, se lance en 1878 dans la fabrication des torpilleurs, et en 1896 des contre-torpilleurs. Les ateliers de chaudronnerie, forge, montage et polissage, construits en pan de bois à remplissage de brique occupent tous les espaces disponibles, le développement du chantier ne pouvant bénéficier de nouveaux terrains, totalement urbanisés. Le chantier Lemarchand au sud est absorbé en 1918, lorsque l'établissement se lance dans la construction des sous-marins. En 1931, lors de la création du boulevard Clemenceau en front de mer, trois ponts mobiles métalliques sont établis pour ne pas entraver le lancement des navires et jusqu'à leur destruction partielle en 1944, les chantiers forment une immense enclave industrielle en centre ville.Cette implantation est si forte que, malgré toute logique urbaine, elle est maintenue dans la trame de la Reconstruction, sous la pression du Port autonome. Un atelier de tôlerie surmonté d'une salle de traçage est élevé en 1951 par l'architecte François Vitale. Les ponts mobiles sont remis en état et les ateliers endommagés reconstruits avant 1954. Ils fonctionnent jusqu'à leur fermeture en 1963. Détruits en 1964, ils sont remplacés par le grand ensemble de la Résidence de France. Les trois ponts amovibles, remis à la ville entravant la circulation sont détruits en 1967, leur mécanisme est remis au service des Eaux.