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Plateforme ouverte du patrimoine

Demeure de notable, dite domaine de Clairecombe

Désignation

Dénomination de l'édifice

Demeure

Genre du destinataire

De notable

Appellation d'usage

Domaine de Clairecombe

Titre courant

Demeure de notable, dite domaine de Clairecombe

Localisation

Localisation

Auvergne-Rhône-Alpes ; Ain (01) ; Tramoyes

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Rhône-Alpes

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Reyrieux

Lieu-dit

Clairecombe

Références cadastrales

1819 B 117 à 121 ; 1984 B 130, 131, 1335

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Partie constituante non étudiée

Jardin ; cour ; hangar agricole ; étable ; fenil ; pigeonnier ; puits

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 17e siècle ; 18e siècle (?)

Siècle de campagne secondaire de consctruction

19e siècle ; 2e moitié 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1600

Commentaires concernant la datation

Porte la date

Auteur de l'édifice

Description historique

Le domaine de Clairecombe était à l'origine une possession des Puyfait du Villars, puis il passe (vers 1600 ?) à la famille Daudé ; les Daudé étaient seigneurs du Poussey au 18e siècle. C'est probablement un membre de cette famille qui fait construire la demeure, dont le porche est timbré d'une pierre armoriée, portant l'inscription CLAIRECOMBE et la date de 1600. L'édifice est celui d'un domaine rural, comprenant un corps de logis, pour le maître et le fermier, et des dépendances agricoles répartis autour d'une cour fermée. Le bâtiment a été en partie remanié, probablement dans le courant du 18e et au 19e siècle (baies à piédroits de brique). Sur le plan cadastral de 1819, il apparaît de plan carré entourant une vaste cour, et à l'extérieur, contre l'élévation sud-est du corps de logis, des jardins de plan régulier, sans doute potager à droite et jardin d'agrément à gauche. En 1847, le domaine de Clairecombe passe par alliance à la famille de Sallmard (mariage de Marie-Gabrielle Daudé avec le comte Raymond de Sallmard). Claude Attale Dieudonné Daudé (frère de Marie-Gabrielle) , dernier représentant de la famille Daudé à Tramoyes, a relevé en 1865 une croix de chemin à l'angle du domaine. Au 19e siècle, les vastes écuries de Clairecombe, qui formaient toute l'aile nord, servaient de relais de chevaux. Mais vers 1972, elles se sont effondrées et ont été démolies, de même que le four à pain. Depuis, la demeure a perdu son plan d'origine, elle n'occupe plus aujourd'hui que 3 côtés de la cour ; les dépendances agricoles n'ont plus de fonction et les jardins ont été aménagés différemment.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Pisé ; calcaire ; crépi ; brique ; galet

Matériaux de la couverture

Tuile creuse

Typologie de plan

Plan régulier en U

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol ; rez-de-chaussée surélevé ; 1 étage carré

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans ; croupe ; toit en pavillon

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier de distribution extérieur : escalier symétrique, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier en équerre, en maçonnerie, en charpente

Couverts ou découverts du jardin de l'édifice

Pelouse

Commentaire descriptif de l'édifice

Le bâtiment forme un plan en U, disposé autour d'une cour contenant un puits. La construction est en pisé crépi, sur solin en galets ou en appareil mixte, selon les corps de bâtiment. Les couvertures sont en tuile creuse, chaque corps de bâtiment ayant son propre toit ; le mur de clôture du jardin est couvert d'un chaperon de tuiles. Le corps de logis, simple en profondeur, occupe l'aile est, couverte d'un toit à longs pans et à croupes ; il abrite la maison de maître et le logis du fermier. Le solin apparent (sauf partie logis du fermier) est en assises alternées de briques et galets en arête-de-poisson (appareil dit localement en "tête de chat") ; les chaînes d'angles et les encadrements des baies sont en calcaire du Beaujolais ("pierre dorée"). La façade sur cour, à travées irrégulières, présente deux niveaux, le 1er est percé de 5 portes, précédées chacune d'un degré rectangulaire de 3 marches en pierre, sur un degré de longueur ; les baies sont toutes rectangulaires. La partie réservée au fermier est différenciée par des ouvertures plus petites, tant sur cette élévation que sur l'élévation postérieure sur jardin, où ce sont de simples jours. L'élévation latérale nord, donnant sur le jardin, présente 2 travées et une porte axiale surélevée, accessible par un escalier en pierre à montées convergentes ; l'élévation sud, sur rue, est également précédée d'un degré à montées convergentes. L'intérieur comprend un sous-sol au nord, partiellement enterré, couvert d'un plancher (aéré par un soupirail dans l'élévation postérieure) , un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré. Dans le logis du maître, un escalier en équerre, à balustrade en bois découpé, donne accès à l'étage ; les marches en pierre portent les marques lapidaires I. B. et certaines pierres des encadrements de fenêtres un F ; l'escalier du logis du fermier est en bois. Le corps en retour d'angle qui se raccorde à l'aile sud renferme un logement (de gardien) au rez-de-chaussée, et un grenier à l'étage, éclairé par deux fenêtres à meneau, l'une sur cour et l'autre sur rue. Les ailes sud et ouest contiennent les dépendances agricoles. L'aile sud est un corps de porche qui abrite, côté cour, un hangar intégrant, au 2e niveau, une grange en encorbellement fermée par un lattis jointif ; cette aile est couverte d'un toit à longs pans, avec pignon couvert à l'ouest, et présente deux élévations sur rue, à chaînes d'angle en brique et solin en pierre dorée et galets en arête-de-poisson alternés, le pignon ouest ayant un fruit à la base. L'élévation principale ouvre sur le chemin d'accès par un portail en anse de panier, dont l'arc en pierre est surmonté d'une pierre gravée d'armoiries et datée 1600 ; au 2e niveau, 3 petites fenêtres (et une dans le pignon) éclairent la grange. Le versant de toit sur cour est porté par 5 piliers en calcaire, dont un en pierre dorée, à base carrée et fûts à angles adoucis ; chacun possède à mi-hauteur un tambour taillé en corbeau, supportant le plancher de la grange. Les tambours des piliers portent des marques lapidaires, NF et GF. Le corps en retour à l'ouest, couvert d'un toit à longs pans, abrite resserres et étables surmontées d'un fenil ; son élévation postérieure (solin en galets) ne compte que 3 fenêtres au 1er niveau. L'élévation sur cour est percée de baies à linteau de bois et piédroits en brique, dont deux portes charretières à linteau segmentaire en bois, l'une à piédroits en pierre ; une sorte de galerie étroite aère le 2e niveau, couvert d'une charpente en bois de 6 fermes. A l'extrémité nord s'adosse le pigeonnier, qui présente un fruit en pierre dorée sur l'angle extérieur nord-ouest ; de plan carré et plus élevé, il est couvert d'un toit en pavillon porté par une charpente apparente en bois équarri, composée d'une enrayure et de fermettes. L'étroite porte d'entrée ouvre sur la cour, la chambre d'envol, au sud, donne sur le toit de l'aile ouest et l'unique fenêtre de l'élé vation postérieure (1er niveau) est munie de barreaux de défense en fers plats "en épine". L'intérieur, à partir de 2 m de hauteur, est entièrement garni de boulins en demi-cercle, espacés de 50 à 60 cm, directement taillés dans le pisé (7 rangées).

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture (étudiée dans la base Palissy )

Commentaires d'usage régional

Demeure à plusieurs logis, avec dépendances agricoles

Protection et label

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Pigeonnier

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1988

Date de rédaction de la notice

2004

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Jourdan Geneviève ; Giguet Claire

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Auvergne-Rhône-Alpes - Centre de documentation du patrimoine - 59 boulevard Léon Jouhaux - CS 90706 – 63050 Clermont-Ferrand CEDEX 2 - 04.73.31.84.88