Cité ouvrière
Palais social
Ancien immeuble de logements ouvriers Godin, dit Palais social
Hauts-de-France ; Aisne (02) ; Guise ; Familistère
Guise
Guise
Familistère
1984 AW 172 A 174
En ville
Ancienne cité ouvrière, dite Familistère Godin
IA02000890
2e moitié 19e siècle
1er quart 20e siècle
1859 ; 1862 ; 1877 ; 1924
Daté par source ; daté par source ; daté par source ; daté par source
Attribution par source ; attribution par travaux historiques
Godin Jean-Baptiste André (personnage célèbre ; promoteur)
En 1858, Godin conçoit le Palais social dont les plans, probablement dû à l'architecte fouriériste Calland, font ouvertement référence au phalanstère de Fourier, et, à travers lui, au château de Versailles. L'aile gauche est élevée en 1859 et 1860, le pavillon central entre 1862 et 1865, et l'aile droite de 1877 à 1879. Au rez-de-chaussée du pavillon central sont aménagés une épicerie, une mercerie et un magasin d'ameublement. En 1870, l'ensemble compte 1770 occupants dans quelque 350 appartements. Un bâtiment bas pour une nourricerie et un pouponnât est établi en 1862 derrière le pavillon central : il est détruit durant la première guerre mondiale, de même que l'aile gauche qui est relevée en 1924 dans un style plus orné que celui d'origine. En 1970, le Palais social est vendu en copropriété comme les deux autres immeubles d'habitation. L'Association pour la Fondation J. B. A. Godin a acquis 1993 la salle du conseil et l'appartement de Godin et de ses successeurs pour en faire un espace d'accueil (n° 265, premier et deuxième étages de l'aile droite), et ouvre à la visite depuis 1996 un appartement de familistérien reconstitué dans son état de 1877 (n° 245, rez-de-chaussée de l'aile droite). De même, dans le cadre de l'animation du site, le conseil général de l'Aisne a acquis cinq appartements en 2000.
Brique
Ardoise ; tuile ; verre en couverture
Plan symétrique
Sous-sol ; 3 étages carrés ; comble à surcroît
Élévation ordonnancée
Verrière ; dôme polygonal ; toit à longs pans ; toit à longs pans brisés ; toit en pavillon
Escalier dans-oeuvre : escalier tournant, cage ouverte, en maçonnerie, suspendu
Chacune des ailes, qui forment une unité indépendante, est conçue comme un quadrilatère centré sur une vaste cour couverte d'une verrière sur charpente de bois qui apporte air, espace et lumière aux habitants. Les appartements, modulables selon le nombre d'occupants, sont desservis par une galerie de circulation courant autour de la cour. Dans les angles des pavillons, où des couloirs assurent la liaison entre les ailes, sont regroupées les parties communes (fontaines, toilettes, vide-ordures). Des caves et greniers complètent l'aménagement. L'aile gauche, rebâtie en 1924, est couverte d'un toit brisé en ardoise et en tuile. Sa verrière est soutenue par une charpente métallique, et sa façade est encadrée de deux pavillons d'angle animés de balcons de pierre et couverts en pavillon. L'angle nord-est est marqué par une tour octogonale coiffée d'un dôme.
Sculpture (étudié dans la base Palissy)
classé MH partiellement
Les façades et toitures sont classées.
À signaler
Le premier bâtiment du Familistère est également le plus emblématique, celui qui traduit le mieux la philosophie sociale et les préoccupations hygiénistes de son fondateur. L'intégralité du dossier est consultable au centre de documentation de l'Inventaire et du Patrimoine culturel.
Propriété privée
1999
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Département de l'Aisne ; (c) AGIR-Pic
1999
Fournis Frédéric
Sous-dossier
Conseil régional Hauts-de-France - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel 21 mail Albert-Ier 80000 Amiens