Matériaux du gros-œuvre
calcaire ; pierre de taille ; enduit ; béton ; appareil mixte
Matériaux de la couverture
tuile mécanique ; béton en couverture
Typologie de plan
plan allongé
Description de l'élévation intérieure
1 vaisseau
Typologie du couvrement
voûte de type complexe ; en béton armé ; cul-de-four ; en béton armé
Typologie de la couverture
toit à longs pans croupe polygonale ; pignon découvert ; flèche polygonale
Emplacement, forme et structure de l'escalier
escalier dans-oeuvre : escalier tournant, suspendu, en maçonnerie
Commentaire descriptif de l'édifice
L'église Saint-Martin de Monthenault est bâtie au centre de la commune, sur un terrain triangulaire délimité par deux rues. L'édifice est orienté vers le nord. Il est construit à l'aide d'un appareil mixte de béton et de pierre de taille calcaire. La pierre de taille, recouverte d'un enduit de béton, est employée au niveau du sous-sol du bâtiment. Sur les élévations, elle pourrait n'être qu'un parement.L'architecte a donné à l'église un plan allongé en forme de T inversé. Derrière une large façade qui masque la modestie du volume intérieur, prend place un narthex qui communique à l'ouest avec la tour du clocher et à l'est avec la chapelle des fonts baptismaux, toutes deux hors-œuvre. Ce narthex est surmonté d'une tribune, accessible par un escalier tournant en béton. Cet espace ouvre sur une nef de trois travées, suivie d'un chœur liturgique à trois pans. Peu après l'entrée du chœur, un large escalier central monte au sanctuaire nettement surélevé. De part et d'autre, deux petits escaliers symétriques descendent vers la sacristie - partiellement souterraine - qui s'étend sous le chœur liturgique. Une porte, ménagée dans l'axe de la sacristie, la relie aussi à l'extérieur.L'église est couverte d'une voûte elliptique en béton, s'achevant en cul-de-four polygonal sur le sanctuaire. Elle est protégée par un toit à longs pans et à croupe polygonale, en tuiles mécaniques de deux couleurs, borné au sud par le pignon découvert de la façade. Le clocher est coiffé d'une flèche octogonale ajourée en béton.Le décor porté de l'édifice a été confié à la sculpture, au vitrail et à la fresque. La sculpture est centrée sur la façade et consiste en un monumental relief qui entoure et surmonte la porte principale de l'église.
Technique du décor porté de l'édifice
sculpture ; vitrail (étudié dans la base Palissy) ; peinture (étudié dans la base Palissy)
Description de l'iconographie
La partie supérieure du relief qui orne la façade se rapporte à un événement de la vie de saint Martin, saint patron du lieu. Il s'agit de la messe miraculeuse qui a suivi ce qu'on appelle la "seconde charité" de saint Martin, nouveau don de vêtements à un pauvre, que relate Jacques de Voragine dans La Légende dorée (1261-1266). Le saint, de taille imposante, est représenté de face, vêtu d'une tunique, d'une chasuble, et portant probablement le pallium. Figuré en train de célébrer la liturgie eucharistique, il tient à la main le calice et l'hostie. Au-dessus de sa tête, se trouve le globe lumineux soudainement apparu, symbole de la charité du saint. En dessous, sont alignés plusieurs anges à mi-corps, qui forment le premier rang de deux groupes dont on ne voit que les ailes. Tournés vers l'observateur, ils font des gestes de prière ou d'accueil. L'un d'eux, la bouche ouverte, semble prier à voix haute ou chanter, un autre joue de la double flûte, un autre tient un encensoir. Enfin, deux groupes au relief plus prononcé encadrent l'entrée de l'église. Ils sont tous deux composés d'un ange qui accompagne et protège une femme. L'une est une jeune mère qui serre contre elle son nourrisson, et l'autre une femme âgée qui s'appuie sur sa canne. Ces deux femmes qui inclinent la tête pourraient tout aussi bien orner un monument aux morts et se rencontrer sur la tombe de l'époux et fils défunt qui s'est sacrifié pour la Patrie. Ici, ces deux survivantes de la guerre se tournent vers le buste du Christ mort sur la croix, qui domine la porte principale, ou s'apprêtent à rentrer dans l'église pour y trouver espérance et consolation.Ce relief constitue l'unique décor de la façade, à l'exception d'une juxtaposition de cylindres engagés, placée à la partie inférieure de la façade, et dont l'horizontalité contribue à contrebalancer la verticalité du clocher.
État de conservation
bon état
Date de l'enquête ou du récolement
2016