Église paroissiale
Sainte-Anne
Église paroissiale Sainte-Anne
Provence-Alpes-Côte d'Azur ; Alpes-de-Haute-Provence (04) ; Barrême
Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var
Gévaudan
1838 C3 63 ; 1980 C1 199
En écart
2e quart 19e siècle
Milieu 19e siècle
1837 ; 1850
Daté par source ; daté par source
Deux documents font état au 14e siècle d'une église Sainte-Anne qui est probablement celle de Gévaudan : un compte de décimes levées au début du siècle la place parmi les moins bien dotées du diocèse, le compte des procurations de 1376 la cite comme église rurale que l'évêque ne visite jamais. L'édifice, sans doute ruiné, est reconstruit vers la fin du 16e siècle ou au début du 17e siècle. L'évêque de Senez y consacre un autel en 1609. Le procès-verbal de la visite pastorale de 1712 précise que ce n'est qu'une simple chapelle construite et entretenue par les habitants et desservie par le prêtre secondaire de la paroisse qui perçoit à cet effet les revenus de fondations faites en 1644 et 1669. En 1764, l'église est devenue paroisse succursale, mais l'évêque trouve la voûte dangereusement crevassée et menace de l'interdire si les réparations ne sont pas faites dans les mois qui suivent. Il faut croire que la réparation n'eut pas lieu ou fut insuffisante. De nouveau ruinée, l'église est entièrement reconstruite en 1837, avec une petite sacristie partiellement enterrée côté nord. L'édifice a été réparé en 1849 et les paroissiens ont construit une autre sacristie, plus grande et moins humide, du côté sud en 1850. La toiture a été refaite en 1971.
Tuf ; moellon sans chaîne en pierre de taille ; calcaire ; moellon sans chaîne en pierre de taille ; enduit
Tuile creuse
Plan allongé
1 vaisseau
Voûte en berceau plein-cintre
Toit à longs pans
L'église est construite au sommet d'une éminence rocheuse. De plan rectangulaire, la nef unique est voûtée en berceau plein-cintre ; le chevet est plat. Un clocher arcade à une arcade plein-cintre surmonte la porte d'entrée. L'appareil est hétérogène : blocage de pierre calcaire, calcaire marneux noir, galets, blocs de calcaire grossièrement équarris noyés dans un mortier à base de gypse orangé, avec nombreuses inclusions de gravillons. Les chaînes sont en gros moellons mieux taillés : tuffeau et calcaire gris. L'élévation côté cimetière présente en partie haute un lit de tuiles canal encore visible ; les tuiles sont cassées net et indiquent l'ancien niveau du toit. L'enduit de façade est en très mauvais état et se craquelle en formant des plaques prêtes à se détacher du mur. Deux fenêtres à profond ébrasement s'ouvrent dans le mur droit de la nef. Le sol est pavé de carreaux en terre cuite. Le choeur est simplement surélevé d'un degré par rapport à la nef (même pavage). Dans la nef : 3 tirants transversaux et un tirant longitudinal. Un bâtiment est accolé à droite de la façade de la chapelle, appuyé contre le rocher. On y accède en étage de soubassement par une porte bâtarde. Une seconde porte, piétonne, donne accès à un escalier tournant en bois qui conduit en rez-de-chaussée surélevé à la sacristie.
Propriété de la commune
[]
2005
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
2005
Pelletier Olivia ; Feracci-Reynier Françoise ; Sauze Elisabeth
Dossier individuel
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Direction Culture et Patrimoine - Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel Grand Horizon, 11-13 boulevard de Dunkerque, 13002 Marseille - 04 88 10 76 66