Description historique
Notre-Dame-de-Valvert était autrefois l'église d'un prieuré de Lérins et servait d'église paroissiale. Sa première mention date de 1245, au moment où l'évêque de Senez Sigismond donne au prieur de Vergons, Guillaume, les biens qu'il possède en ce lieu. Mais la chapelle remonterait à la première moitié du 12e siècle et aurait été érigée en deux campagnes : une première comportant l'abside, les chapelles et les deux dernières travées de la nef et une seconde, immédiatement postérieure, durant laquelle auraient été édifiées les deux premières travées de la nef. Il s'agissait d'un prieuré modeste : dès les statuts de 1353, un moine et un prieur étaient seuls tenus d'y résider. En 1454, le prieuré fut uni à celui d'Angles. Le village fut en ruines au 15e siècle, le moine et le prieur cessèrent alors d'y résider. Au 16e siècle, alors que les habitants font construire une nouvelle église dans le village, l'église Notre-Dame-de-Valvert devient simple chapelle de cimetière et est abandonnée. Dans sa visite pastorale de 1697, Monseigneur Jean Soanen la trouve en piteux état et ordonne la restauration de ses chapelles et des contreforts du chevet. En 1702, cette ordonnance ne semble que partiellement exécutée, car en 1708, l'évêque ordonne à nouveau la réfection de la voûte de la nef et de la chapelle sud. En 1788, date de sécularisation de Lérins, les prieurés d'Angles et de Vergons appartenaient encore au monastère. Classée Monument historique en 1927, la chapelle a été restaurée en 1929. Le cimetière, attenant à la chapelle, date très probablement de la construction de l'église de Notre-Dame-de-Valvert. Le plan cadastral de 1830 montre un plan du cimetière comparable à l'actuel. En février 1925, le conseil municipal décide d'agrandir le cimetière, notamment pour pouvoir y installer le monument aux morts. En septembre 1925, M. Coullet, ingénieur adjoint des T.P.E. à Saint-André-des-Alpes, est chargé de dresser le projet d'agrandissement. Ce projet est adopté en avril 1926. Au mois de juin, il est question d'acheter la parcelle n° 736 de la section A (164 mètres carrés) puisque ce terrain convient parfaitement pour le but proposé. En septembre un arrêté préfectoral autorise l'agrandissement du cimetière de Vergons et il est prévu de traiter de gré à gré avec les propriétaires. En décembre 1927, le conseil autorise le maire à traiter de gré à gré avec M. Rastelli, tailleur de pierres à Castellane, pour effectuer les travaux, conformément à un projet dressé par l'architecte M. Duperron. Pourtant, ce projet a été abandonné jusqu'en juillet 1933, date à laquelle le conseil municipal charge le maire de procéder à l'achat du terrain et à l'exécution des travaux. On demande l'approbation du préfet et l'autorisation de la mise en adjudication des travaux par adjudication restreinte. Une extension du cimetière, datant de la fin du 20e siècle, a été réalisée sur la parcelle 1282, section A3.