Matériaux de la couverture
tuile mécanique ; tuile creuse ; ciment amiante en couverture ; béton en couverture
Description de l'élévation intérieure
1 vaisseau ; étage de soubassement ; rez-de-chaussée surélevé ; 2 étages carrés ; étage de comble
Source de l'énergie utilisée par l'édifice
énergie thermique ; énergie électrique ; produite sur place ; achetée
Commentaire descriptif de l'édifice
Six bâtiments de l'usine Roure ont été conservés : le couple distilloir et chaufferie (avec cheminée), la halle d'extraction, l'ensemble formé par le bâtiment des expéditions et des absolues, et enfin le bâtiment administratif. Construites à des périodes différentes, ces structures présentent toutes, de façon plus ou moins prononcée, une architecture néoclassique. Elles occupent les parties hautes du terrain qui forme comme un terreplein ou promontoire dominant la campagne au sud et le vallon du Rossignol à l'est. Sur les parties basses du site où la déclivité se renforce, les anciennes installations de l'usine ont été remplacées par des immeubles d'habitation et un hôtel. Le distilloir présente un plan presque carré, un niveau de rez-de-chaussée surélevé et un soubassement presque inaccessible. Le remplissage des murs est en moellons. La cheminée en brique, mesurant environ 35 mètres de hauteur, est encastrée dans le mur nord du bâtiment. Elle est posée sur une base en briques chaînées de pierres avec sommier en pierres taillées moulurées. Le niveau principal est structuré par quatre poteaux centraux carrés en maçonnerie avec chapiteaux octogonaux centraux. Ces poteaux, plus récents que le reste du bâtiment, supportent la partie centrale de la toiture à croupe et notamment le lanterneau vitré de forme carrée. Sa charpente, comme celle de tout ce bâtiment, est en bois couverte de tuiles mécaniques. Le bâtiment des expéditions et celui des absolues sont parallèles et ont approximativement la même longueur. De formes rectangulaires, ils sont séparés par une cour intérieure et reliés au sud par un corps de bâtiment ajouté par la suite. Le bâtiment des expéditions, dont le caractère néoclassique est très affirmé, a deux niveaux : un rez-de-chaussée et un étage carré. Le rez-de-chaussée comporte une arcade centrale ou porte cochère. Cette arcade donne accès au bâtiment des absolues, le plus imposant des bâtiments industriels conservés. Il présente un niveaux de rez-de-chaussée surmonté de trois étages carrés, des combles et en sous sol un important réseau de caves et couloirs (source orale). Les planchers des étages supérieurs sont maintenus par des poteaux sans doute métalliques (fonte ?) qui rythment les espaces intérieurs. Le toit de ce bâtiment est posé sur une charpente métallique, la couverture est en tuiles mécaniques. Une des portes de ce bâtiment porte la date 1871. L'aspect général (proportions, formes, aspect) du bâtiment administratif, construit dans les années 1910, rappelle clairement celui du bâtiment des expéditions. Il présente, comme le bâtiment des expéditions, deux niveaux : un rez de chaussée surélevé et un niveau de soubassement. Son entrée est précédée d'un perron à balustrades et d'une marquise en fer forgé. Enfin, la halle d'extraction par hydrocarbures, située en contrebas et parallèlement au couple chaufferie distilloir, présente un plan rectangulaire, toit à longs pans, couverture en fibrociment remplaçant la couverture d'origine. L'utilisation du métal riveté qui autorise un remplissage en briques creuses minces a permis d'alléger la structure du bâtiment qui présente des murs de 8 cm d'épaisseur (source orale). La face nord de la halle faisant front aux autres bâtiments évoqués plus haut a été traitée de manière classique et comparable à son environnement. Le traitement différent de l'élévation sud s'accorde mieux à la structure métallique de la halle. Ce bâtiment est prolongé à l'ouest par une halle en bois dont les quatre faces sont habillées d'une clairevoie en bois. Sa charpente est en bois couverte de plaques de ciment amiante.