Personnalité liée à l'histoire de l'édifice
Duliron de Montivert, Amicie (commanditaire) ; Lacroix-Laval de, Antoine-Louis (commanditaire)
Description historique
Le 1er château aurait été construit au 13e siècle. Selon Benoit-d'Entrevaux c'était "une maison forte composée d'un gros corps de bâtiment rectangulaire flanqué de deux donjons massifs". Plusieurs familles s'y succèdent (Iserdand, Montaignac, Vire du Liron) et le château connaît diverses transformations. Au milieu du 18e siècle, il est modifié par Gabrielle Vire du Liron. A la mort de Charles-Henri Duliron, l'acte de mutation de 1830 indique "une maison de maître, jardin, bâtiments pour l'exploitation des propriétés, prés, pâturages...". Le cadastre de 1836 mentionne une "maison, sol et cour" représentée selon un plan en U. Lorsqu'en 1841 Amicie Duliron de Montivers, fille unique de C.-H. Duliron et Elisabeth de Lacroix-Laval tous deux décédés, épouse son cousin Antoine-Louis de Lacroix-Laval, le contrat de mariage mentionne "la terre de Montivers et ses dépendances situées sur la commune de St André-des-Effangeas et autres voisines". A partir de 1847, Amicie agrandit son domaine, elle achète au marquis de Lestrange : une forêt de haute futaie, une ferme avec dépendances, des scieries et un moulin à eau en bordure de St Bonnet-le-Froid, limitrophe de Montivert. Vers 1857 les Lacroix-Laval, alors domiciliés à Lyon, reconstruisent le château ; à cette date le cadastre indique une "maison, nouvelle construction". L'auteur pourrait être l'architecte lyonnais Pierre Martin, ami de la famille, qui en 1859 propose des plans pour la nouvelle église de Saint-André-des-Effangeas. L'architecture et le décor intérieur du château, qui mêlent rigueur de l'architecte et précision du dessinateur, semblent un exercice d'application aux recherches sur l'architecture du Moyen-Age et de la Renaissance que Pierre Martin effectue et publie à partir de 1854. Ensuite, les Lacroix-Laval font probablement appel à l'architecte lyonnais J.P. Bissuel pour la construction des nouveaux bâtiments agricoles (la bergerie conserve un remploi de l'ancien château (?) : linteau en accolade armorié de 1639) , le logement du régisseur et la conciergerie ; on sait qu'en 1863, J.P. Bissuel construit un immeuble rue de l'Impératrice à Lyon, pour A-L de Lacroix-Laval. En 1876, Amicie, au décès de son mari, lègue à son fils un domaine de 244 hectares "d'un seul tènement".