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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune d'Arvigna
présentation de la commune d'Arvigna


Référence de la notice
IA09000099
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
11 octobre 2018
Date de dernière modification de la notice
18 mai 2024
Rédacteur de la notice
Fournier Claire ; Claeys Laurent ; Pradier Sandrine
Mentions légales
(c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Communauté de communes des Portes d'Ariège Pyrénées
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune d'Arvigna
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Ariège (09) ; Arvigna
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Communauté de communes du Pays de Pamiers
Canton
Pamiers-est
Historique de l'édifice
Description historique
Au 9ème siècle, s'étendait autour d'Arvigna le Ministerium ou Terminium de Tindranès. Au 10e siècle, l'abbaye de Camon, liée à celle de Lagrasse, détenait des biens à Arvigna. Vers 1034, Pierre, évêque de Gérone, reconnaît à son neveu Roger, fils de Bernard, une suzeraineté sur la viguerie de Tindranès. La motte castrale localisée par la Carte de Cassini au lieu-dit "Le Château", intitulé Le Castel sur le cadastre napoléonien, pourrait dater du 11ème siècle : elle conserve la mémoire d'un édifice seigneurial, à proximité duquel se trouve l'église actuelle. En 1151, lors du mariage de Roger Bernard I de Foix avec Cécile Trencavel, la Viguerie du Tindranès (Arvigna) revient au domaine de Foix. On signale qu'en 1193 un certain Oton de Vilar vend ce qu'il possède entre l'Ariège et l'Hers, notamment à Arvigna. La famille d'Arvigna qui possédait, outre le château d'Arvigna, celui de Malléon, comptait au Moyen Age parmi les plus importantes familles seigneuriales du comté. Bien que favorable aux cathares, elle a aussi contribué à l'enrichissement de l'abbaye de Boulbonne. Vers 1224, le chevalier Raimond d'Arvigna fut consolé à Dun. Ainsi que Pierre Guilhem d'Arvigna, il aurait vécu plusieurs années à Montségur, entre 1220 et 1225. Pierre d'Arvigna, en tant que chevalier, escortait fréquemment les parfaits. Pendant l'Inquisition, en 1241, et entre 1246 et 1247, il fut interrogé à Foix. Sous l'Ancien Régime et jusqu'au 19e siècle, les terres d'Arvigna, ainsi que des Issards et de Vira, étaient entre les mains de la famille de Simorre. Elles passent ensuite aux Barrière. Le hameau dénommé Languit sur le cadastre actuel et sur la Carte de Cassini, est désigné sous le toponyme d'Arvigna sur le cadastre napoléonien. En 1878, l'école est déplacée de Roubichou à Coumeil, à la croisée de cinq chemins, pour une meilleur accessibilité. La mairie du village occupe aujourd'hui ce même emplacement. La démographie s'est maintenue autour de 400 habitants au cours de la 1ère moitié du 19e siècle. Elle a décliné ensuite progressivement, surtout à partir de 1880 et jusqu'à 1975 où elle atteignait seulement 127 habitants. La période contemporaine enregistre une très légère remontée (158 en 2004). Le sol graveleux et léger des coteaux du territoire, sur leurs versants sud ensoleillés, se prêtait tout spécialement à la culture de la vigne, indiquée majoritaire sur le cadastre napoléonien. Le déclin de la population confirme celui du vignoble qui est irrémédiablement atteint par le phylloxéra dès 1882. Il est remplacé par la polyculture et la culture du fourrage, qui s'enlisent peu à peu avec le déclin démographique. Des années 1950 à 1980, la mécanisation permet, avec le renouveau de l'agriculture, l'essor de la culture du maïs. Le remembrement est entrepris en 1972, sans projet véritable de replantation. L'évolution actuelle invite les agriculteurs de la commune à se diversifier en intégrant, comme ailleurs, la pratique de l'élevage.