Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentatin de la commune de Bézac
présentatin de la commune de Bézac


Référence de la notice
IA09000102
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
11 octobre 2018
Date de dernière modification de la notice
18 mai 2024
Rédacteur de la notice
Fournier Claire ; Claeys Laurent ; Pradier Sandrine
Mentions légales
(c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Communauté de communes des Portes d'Ariège Pyrénées
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentatin de la commune de Bézac
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Ariège (09) ; Bézac
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Communauté de communes du Pays de Pamiers
Canton
Pamiers-ouest
Historique de l'édifice
Description historique
La commune de Bézac trouve son origine dans un site très ancien de l'Antiquité tardive (4e à 6e siècle de notre ère) établi sur un plateau en forme de promontoire entre le confluent de l'Ariège et de l'Estrique. Le toponyme de ce site antique, "Avesago", aurait donné Gaillac (lieu-dit actuel de Gaillac). Des traces archéologiques (céramiques, tuiles...) retrouvées à proximité pourraient favoriser l'hypothèse d'un village antique. La fondation de la paroisse de Bézac et de son église, édifiée sur le site de Gaillac, en bordure du promontoire, remontent à une date non connue mais sans doute bien antérieure au 10e siècle, en raison d'une part de son emplacement (l'église a probablement remplacé un ancien culte gallo-romain), d'autre part de son vocable (Saint-Pierre-aux-liens), un des plus anciens. La mise en culture du territoire était déjà bien assurée puisque, en 1002 , Roger le Vieux, comte de Carcassonne, fait don par testament à sa femme Adalaïs des alleux de Bézac et d'Escosse. En 1075, Cluny acquiert un moulin à Bézac. Dès la fin du 14e siècle,la famille des Villemur, barons de Saint-Paul et de Pailhès, une des plus grandes familles du Comté de Foix, ajoutent à leurs biens les seigneuries de Bonnac et de Bézac (la date du rattachement de cette dernière possession n'est pas précisée). Ce rattachement perdurera jusqu'au 19e siècle. Au 18e siècle, les habitants payaient leur cens en nature (5 paires de gélines, 12 setiers d'avoine), et 30 livres d'argent. Le seigneur foncier exerçait un droit de prélation sur les ventes, pour réunir ses terres. La taille, ou donation, était partagée entre le seigneur et le roi. L'agglomération s'est développée sur le mode dispersé à partir d'exploitations rurales : le site même de Gaillac est mentionné comme métairie sur le cadastre napoléonien. Certaines exploitations ont donné naissance à des hameaux (Tremège, Gerbet, Majonis) dont Trémège constitue aujourd'hui l'aggloméré principal : il est le siège de la mairie-école. Les ressources de la commune sont essentiellement agricoles. Il y a eu une tuilerie au lieu-dit Le Soubié, attestée au début du 19e siècle (cadastre napoléonien) mais qui n'est plus signalée par l'annuaire départemental de 1907 (lequel évoque par ailleurs un forgeron) : ses vestiges sont encore en place. Comptant 164 habitants en l'An 12, la population a connu un essor démographique tout au long du 19e siècle où elle a maintenu un effectif de plus de 200 habitants ( 296 en 1846) pour baisser sensiblement ensuite jusqu'à 124 en 1954. Le dernier recensement (1999) fait état de 227 habitants. Ce nombre est en nette progression actuellement car le site de Bézac, agréable promontoire au-dessus de la vallée de l'Ariège, attire les néo-rurbains.