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POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune d'Escosse
présentation de la commune d'Escosse


Référence de la notice
IA09000105
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
11 octobre 2018
Date de dernière modification de la notice
18 mai 2024
Rédacteur de la notice
Fournier Claire ; Claeys Laurent ; Pradier Sandrine
Mentions légales
(c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Communauté de communes des Portes d'Ariège Pyrénées
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune d'Escosse
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Ariège (09) ; Escosse
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Communauté de communes du Pays de Pamiers
Canton
Pamiers-ouest
Historique de l'édifice
Description historique
En 1002, par testament, Roger le Vieux, comte de Carcassonne, fait don à sa femme Adalaïs, des alleux de Bézac et d'Escosse. Dès 1007, Pierre de Carcassonne donne à Raimond son frère aîné la moitié des églises et abbayes qu'il possède, dont l'abbaye de Frédélas et 27 églises du pays de Foix, parmi lesquelles celle d'Escosse. En 1034, un alleu est également mentionné à Escosse dans les accords passés entre Pierre et son neveu Roger. En 1074, l'église d'Escosse est citée comme une ancienne abbaye qui abrite encore des sépultures de religieux : il s'agit là de la première église d'Escosse (église paroissiale primitive ?), attestée au 11e siècle au lieu-dit Saint-Arnier, extérieur à l'agglomération, au nord-est d'Escosse. Son nom proviendrait de Asnier ou Asnaire, abbé de Lézat, enterré sur place. Cette église est donnée par le Comte de Foix à l'abbaye Saint-Pons-de-Thomières (Hérault). Il est possible, par ailleurs, que la première communauté villageoise d'Escosse ait possédé sa propre église, au centre du bourg, car il est signalé que cet édifice aurait été reconstruit après les Guerres de religion au 17e siècle. En outre, Escosse est au Moyen Age le siège d'une seigneurie importante : au 13e siècle, les seigneurs de Miglos sont installés, entre autres, à Escosse. A cette même période, la famille de Villemur, unie à celle des Marquefave, ajoute à ses possessions déjà nombreuses des droits sur Escosse. En 1766, le seigneur d'Escosse avait droit de haute justice. Il détenait 5 sièges seigneuriaux à Lafitte, pourvus des trois officiers habituels : le juge, le procureur juridictionnel et le greffier. Ces officiers étaient nommés par le seigneur, mais non rémunérés : ils occupaient dans le même temps d'autres fonctions. Aucun élément ne permet de dater la formation du village, ni l'antériorité du château ou de l'église. La Carte de Cassini indique bien un château et une paroisse sur Escosse. Le plan napoléonien permet de déterminer un coeur de village fortifié, de forme trapézoïdale, dont le côté ouest était constitué par le ruisseau du Tambouret. Ce premier noyau paraît s'être étendu ensuite sur une première couronne, englobant les parcelles cultivées en lanière autour du village. Au centre, l'église occupe le côté sud d'une vaste esplanade dégagée. Après la Révolution, la ville d'Escosse était, avec les Pujols, loin derrière Bonnac cependant, le bourg le plus peuplé du territoire (472 habitants). Lié à l'histoire industrielle de Pamiers, ainsi qu'à un regain de l'activité viticole, ce nombre ne cesse d'augmenter tout au long du 19e siècle, particulièrement après 1840, jusqu'à atteindre 750 habitants en 1871. Puis, la démographie diminue régulièrement au long du 20e siècle jusqu'à la perte d'une moitié de son effectif en 1975, pour remonter depuis légèrement (environ 353 habitants aujourd'hui).