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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineéglise paroissiale Saint-Etienne
église paroissiale Saint-Etienne

Référence de la notice
IA09004178
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
11 octobre 2018
Date de dernière modification de la notice
18 mai 2024
Rédacteur de la notice
Chabbert Roland ; Gonzalvès Georges
Mentions légales
(c) Inventaire général Région Occitanie
Désignation de l'édifice
Titre courant
église paroissiale Saint-Etienne
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
église paroissiale
Vocable, pour les édifices cultuels
Saint-Etienne
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Ariège (09) ; Seix
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Ariège
Canton
Couserans-est
Références cadastrales
2015 AB 502
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
en village
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Le seul vestige qui pourrait subsister de l'église médiévale est un chrisme datant du 12e siècle, supposé provenir d'un sanctuaire d'époque romane et actuellement remployé dans le contrefort droit de la façade.£Le clocher semble pouvoir être daté du milieu du 16e siècle, au moins pour ses parties basses. En effet, une inscription gravée sur le mur nord de ce dernier indique "LAMYCXLV/FOC FONDAT LA/PNT PENA ENBAU" que l'on peut traduire : l'an 1541 fut fondé le présent clocher-mur et son porche. Divers éléments lapidaires en remploi dans l'édifice attestent d'une campagne de construction à l'époque moderne. Marie Azam, dans son ouvrage sur Seix, précise que les consuls "ont eu à réparer presque de neuf le grand pont qui est situé sur la rivière du Salat... et faire au bout du dict pont un grand clocher servant de défense qui aurait cousté plus de deux mille livres". Dans un document d'archives, les consuls datent ce dernier de 1643£L'église est, dans son état actuel, un édifice du milieu du 18e siècle et une inscription peinte sur le côté gauche du choeur rappelle la consécration du nouveau sanctuaire le 29 août 1762 par Monseigneur de Vercel.£Les importants travaux engagés à la fin du 19e siècle donnent à l'église sa physionomie actuelle, en particulier pour le clocher. La municipalité tire argument du très mauvais état de la couverture et de la charpente "construite en 1755", pour justifier les travaux envisagés. La charpente, très abîmée, repose directement sur la voûte du choeur et représente donc un danger d'effondrement.£La surélévation proposée du toit entraînant l'occultation partielle des cloches abritées par le clocher, il est convenu d'exhausser aussi le clocher qui, "est déjà trop bas par rapport au faîte de l'église".£Au cours des années 1890, ce projet fait l'objet d'un échange de lettres entre la municipalité, la sous-préfecture de Saint-Girons, la préfecture de l'Ariège et le ministère chargé des cultes, très réticent vis-à-vis de la surélévation du clocher. Il estime le dessin inutilement compliqué et pense que la trop grande hauteur pourrait être dangereuse. Le ministère préconise alors une simple restauration du clocher ancien. La municipalité ne semble pas sensible à ces arguments et en 1893, le maire annonce au sous-préfet que les travaux ont commencé en mars. Ils sont confiés l'année suivant à l'architecte communal de Saint-Girons, Régis Broué.£Réputée "d'influence coloniale espagnole", la façade de l'église est protégée au titre des monuments historiques en avril 1965. Une extension de protection à l'ensemble de l'édifice est proposée en 2012.