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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinevillage de Conques
village de Conques


Référence de la notice
IA12000101
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
29 septembre 2018
Date de dernière modification de la notice
31 janvier 2025
Rédacteur de la notice
Fournier Claire
Mentions légales
(c) Inventaire général Région Occitanie
Désignation de l'édifice
Titre courant
village de Conques
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
village
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Aveyron (12) ; Conques-en-Rouergue
Précision sur la localisation
anciennement commune de Conques
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Aveyron
Références cadastrales
1993 AB
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Dès l'époque mérovingienne, faisant suite au mouvement d'évangélisation de la Gaule, il y aurait eu, en ce lieu, un premier édifice de culte détruit par les sarrasins au 7e siècle. Par la suite, un ermite nommé Dadon vint s'y installer, rejoint rapidement par d'autres hommes pieux. Ils construisirent une église dédiée au Saint-Sauveur. Les religieux adoptèrent la règle de saint Benoît. Cette première fondation monastique de Conques dut sa pérennité aux importantes donations que lui firent les souverains carolingiens. Pour donner un véritable rayonnement à leur abbaye, les moines de Conques, "dérobèrent" à Agen les reliques de Sainte Foy, jeune martyre du 4e siècle, et les rapatrièrent à Conques en 883. A cette date, la population de Conques était certainement des plus modestes. Après l'arrivée des reliques, le site connut une nouvelle prospérité et, dès le 10e siècle, une véritable éclosion artistique. La mise en place du pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, avec l'ensemble de ses routes convergentes à travers les territoires occidentaux, accentua le phénomène. Les pèlerins affluaient à Conques, étape importante sur le chemin du Puy-en-Velay à Moissac. La ville devint attractive, sa population s'accrut, s'organisa et se dota de remparts. Par son rayonnement, l'abbaye devint très puissante et étendit ses possessions. Au cours de la 2ème moitié du 11e siècle, commença alors le grand chantier de l'actuelle abbatiale. Au milieu du 14e siècle, Conques à son apogée comptait environ 3000 habitants. La ville était administrée par des consuls. A la fin du Moyen Age, elle devient un important marché régional. Mais à partir du 16e siècle, Conques connut une succession de calamités : incendiée, en 1568, au moment des guerres de religion, elle subit une peste meurtrière en 1628, puis de mauvaises récoltes au 17e siècle. Au moment de la Révolution, il n'y avait plus que 630 habitants, et la fermeture de l'abbaye dont les moines furent dispersés, priva le bourg de ses revenus principaux. Frappé au 19e siècle par l'exode rural, Conques devint un simple village isolé. Après une longue phase de réhabilitation au cours du 20e siècle, Conques fait partie aujourd'hui des "plus beaux villages de France". Avec ses 300 habitants, le village reste une étape importante sur la route jacquaire qui suit le GR65 : L'abbatiale et le pont des pèlerins sont inscrits sur la liste du Patrimoine Mondial de l'Humanité au titre des chemins de Compostelle en France.