Description historique
Au Moyen-Age, le lieu dit de la Capelle est occupé par le couvent de Sainte-Claire, dès 1327, après qu'il l'a été par une confrérie de Pénitents. Ces derniers y possédaient notamment "un enclos, une maison, un cimetière et des jardins". Au 14e siècle, il est également doté d'une fontaine, dite du Saint-Esprit. Depuis les 13e-14e siècles, le débouché de la rue de la Capelle est fermé par une tour-porte protégée par une barbacane et un pont-levis enjambant le fossé. Il est une des sorties les plus importantes de la ville. Ruiné pendant les guerres de religion (il est pillé en 1562), le couvent est déplacé dans le faubourg du pont vieux. Une partie de l'emplacement du couvent est alors vendue par les Clarisses à la commune, en 1667, pour la construction d'une esplanade qui porte alors de nom d'Esplanade de la Capelle. Un siècle plus tard, dans le cadre des travaux d'aménagement de la ville initiés par l'Intendant Lescalopier, le Conseil Communal décide, en 1782, de lui donner "une forme plus régulière, plus agréable et plus spacieuse". La ville achète le terrain subsistant aux Clarisses. Une plateforme est ainsi crée et stabilisée par un imposant mur de soutènement composé de trois segments de murs contre l'un desquels est adossée une fontaine (au plus près de la rue du Rajol). L'esplanade se transforme en "place de la Capelle". Un plan de 1810 montre que la fontaine est couverte d'une voûte qui permet d'agrandir la place. Et dès 1850, on voit sur les plans qu'un calvaire est édifié au-dessus de la fontaine. La fontaine et sa salle voûtée sont oubliées et disparaissent à partir de la construction du lavoir du Rajol en 1895. Puis des bâtiments sont élevés à quelques distances du mur de soutènement, laissant un espace de moins de 2 m entre eux, amorçant sa disparition et son oubli. Entre 1887 et le milieu du 20e siècle, la place de la Capelle a été appelée place de la Fraternité. Si elle avait été élevée en partie pour servir d'aire à battre les blés au 18e siècle, au 20e siècle, on voit l'espace occupé par un jardin cantonné dede grilles, planté d'arbres et d'arbustes, au centre duquel figurait un kiosque aujourd'hui disparu devant lequel s'élevait la statue de l'éducation morale d'Auguste Verdier, déplacée aujourd'hui dans le jardin André Malraux. Il fut également prévu à la fin du 19e siècle la construction d'un théâtre (comparable au théâtre de la Comédie à Montpellier), projet abandonné au profit de la construction de la Maison du Peuple en 1903. A sa place s'élevèrent des Bains douches, vers 1920, aujourd'hui occupés par un service communal (Foyer Capelle).