Emplacement, forme et structure de l'escalier
escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours, en maçonnerie
Commentaire descriptif de l'édifice
La chapelle est implantée au nord du couvent, derrière le mur qui le sépare de la rue Combarel. Avant les transformations du 19e siècle, elle était appuyée contre ce mur par l'intermédiaire de chapelles latérales détruites lors des travaux de 1817-1818. Dans le mur nord de la chapelle sont encore visibles les deux grands arcs qui assuraient la communication entre le vaisseau central de la chapelle et les chapelles latérales. Lors de leur destruction, les anciens supports des chapelles latérales ont été transformés en contreforts, parfois renforcés d'arcs boutants, et les communications ont été murées. Au sud de la chapelle, la galerie à deux niveaux est voûtée d'arêtes en rez-de-chaussée ; à l'étage elle était couverte par la charpente du toit en appentis appuyé sous les fenêtres hautes de la chapelle. L'escalier ouest, en pierre, qui dessert l'étage de la galerie est conservé. Le vaisseau central de la chapelle est voûté en berceau, dans lequel des lunettes sont réservées pour les fenêtres hautes (situées au-dessus des chapelles latérales nord et des galeries de circulation sud). Les supports intérieurs, très massifs, sont situés de part et d'autre des fenêtres. Ils sont surmontés de chapiteaux quadrangulaires moulurés sobres. Les dispositions, qui semblent être celles d'origine, de la chapelle sont donc bien conservées malgré les remaniements successifs. L'état du 19e siècle de la chapelle est lui aussi bien lisible. Les modifications ont alors été importantes : création d'un niveau intermédiaire dans le vaisseau central, destruction des chapelles latérales nord. Le rez-de-chaussée de la chapelle est alors pourvu de trois vaisseaux orientés nord-sud et couverts de voûtes en berceau (depuis chaque vaisseau a été divisé en deux pour ménager des cellules plus petites) ; ces espaces sont desservis par le rez-de-chaussée de la galerie. Les murs séparant les vaisseaux du rez-de-chaussée sont des murs de refend divisant également l'étage en trois pièces au 19e siècle (chacune des divisions correspondait à un type de prisonnier différent : prison pour les militaires, pour les prévenus pour délits, pour la correctionnelle...).