Matériaux du gros-œuvre
calcaire ; moellon (enduit) ; moellon sans chaîne en pierre de taille (enduit) ; pierre de taille (moyen appareil ; enduit) ; brique (enduit)
Matériaux de la couverture
tuile creuse ; tuile plate mécanique ; roseau
Description de l'élévation intérieure
en rez-de-chaussée ; rez-de-chaussée ; 1 étage carré ; 2 étages carrés ; étage de comble
Typologie du couvrement
cul-de-four ; charpente en bois apparente
Typologie de la couverture
toit à longs pans ; pignon couvert ; pignon découvert ; appentis
Emplacement, forme et structure de l'escalier
escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie
Commentaire descriptif de l'édifice
Le Mas de Méjanes est situé sur un domaine qui s'étend sur 600 hectares au nord-ouest de l'étang du Vaccarès. La plupart des bâtiments ont été érigés en moellons sans chaîne en pierre de taille mais certaines parties du logis sont en pierre de taille de Fontvieille ou présentent des chaînages en pierre de taille. Ce logis, auquel sont intégrés un pigeonnier et une petite chapelle, dont le choeur est voûté en cul-de-four, comporte une tour dans-oeuvre et plusieurs corps de bâtiment alignés selon un axe est-ouest. Le séjour, couvert d'une charpente en bois apparente, a reçu une inscription en provençal (transcription : O camargo bello patrio / sies l'estello dei liberta ; traduction : "O Camargue, belle patrie, tu es l'étoile de la liberté"). La façade principale donne au sud sur une cour ouverte. Cette cour est bordée de nombreuses dépendances agricoles. Autres bâtiments agricoles, logements et maisons pour les employés, de même qu'à une certaine époque une petite école pour les enfants de ceux-ci, sont répartis sur le domaine. Les toits de la plupart des corps de bâtiments sont à longs pans (quelques appentis) et sont couverts de tuiles creuses ou de tuiles plates mécaniques. Ecuries en briques enduites dont l'un des pignons est un pignon découvert à redents. La gare, avec ses murs enduits et sa couverture en roseaux, s'inspire des cabanes de gardians. Elle permet d'accéder à un petit train qui traverse une grande partie de la propriété. La croix monumentale est composée d'une petite croix surmontant une colonne posée sur un socle carré à élévation galbée. L'ensemble, réalisé en pierre, a été érigé au centre d'une large plate-forme à deux niveaux, entourée d'une petite clôture en fer forgé.
Technique du décor porté de l'édifice
sculpture ; ferronnerie ; peinture
Indexation iconographique
croix grecque : Vierge à l'Enfant, colonne ; volute ; fronton, armoiries : chevron, heaume : plume ; mascaron ; ordre ionique : volute, ove, rai de coeur ; armoiries : chevron, lance, étoile, heaume : plume ; cuir découpé : armoiries
Description de l'iconographie
Croix monumentale : croix grecque tréflée, sculptée d'une Vierge à l'Enfant en bas relief, posée sur une colonne à fût lisse, sans chapiteau, mais comportant un astragale simplement mouluré. Clôture en ferronnerie à volutes. £ Porte principale : fronton triangulaire brisé, dont la partie centrale présente un écu scutiforme timbré d'un heaume empanaché. Ecu apparemment sculpté d'un chevron (lecture incertaine : armoiries du marquis de Méjanes ?). £ Tour : mascarons sculptés aux angles du bandeau soulignant la partie supérieure du deuxième étage de la tour (deux mascarons subsistent en place, un mascaron a été déposé et un autre a disparu). £ Grand escalier : retombées des arcs sculptées de chapiteaux ioniques (volute, ove, rai de coeur). £ Hotte de la cheminée du séjour : armoiries sculptées dont l'écu en accolade est timbré d'un heaume empanaché (armoiries du marquis de Méjanes : un chevron accompagné d'une pique mouvant de la pointe et de trois étoiles). £ Arcade du séjour : décor peint comportant une inscription en provençal, de part et d'autre d'un écu ovale inscrit dans un cuir découpé (armoiries de Provence : d'or aux quatre pals de gueules).
Commentaire d'usage régional
logis à corps de bâtiments alignés,logis à tour dans-oeuvre,logis aux génoises à deux rangs
État de conservation
remanié
Date de l'enquête ou du récolement
1983